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« Tu seras un homme mon fils… »

Une nouvelle campagne de publicité de la Fondation des Femmes, également nouvelle, vient de démarrer élaborée par TBWA/CORPORATE, appuyée sur la voix d’Oxmo Puccino pour « sensibilisation aux inégalités et aux violences faites aux femmes auprès du grand public : Tu seras un homme, mon fils. » Elle est déjà sortie dans Marie-Claire, et diverses autres publications, est citée de multiples fois dans tous les médias et va nous être assénée, paraît-il, jusqu’à plus soif lors de la Coupe du Monde de Football qui démarre …. Va pour le plan média : les femmes dans la presse plutôt féminine (!), les hommes lors des matchs de foot. Je suis un peu plus perplexe sur le contenu du message tant on a l’impression que personne n’a lu ce texte (voir reprise ci-dessous) hormis la phrase finale qui pourrait aussi bien s’écrire « Tu seras une femme, ma fille … !

Pour ceux qui ne reconnaîtraient pas ce texte, il s’agit de la conclusion du poème de Rudyard Kipling (1865-1936) « If » ou « Si tu peux… » en français, traduction d’André Maurois.

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Un plagiat difficilement excusable

Certes la cause des femmes est intéressante et mérite d’être défendue mais ceci justifie-t-il le plagiat d’un des plus beaux poèmes de la littérature, malmené, défiguré comme un bocal de cornichons. Car il s’agit bien d’un plagiat. Doit-on au nom de la cause des femmes, ou de quiconque d’ailleurs, dénaturer une œuvre littéraire et poétique majeure ? Mesdames les fondatrices, est-ce que votre prochain film s’intitulera « S’il te plaît, dessine-moi une petite fille battue » ? Evidemment se nicher dans de tels textes, cela économise des GRP[1] puisqu’il est déjà quasi universellement connu.

Un plagiat mal digéré

Le spot, puisque spot il ya, demande aux petits garçons d’être gentils… Mais la vie n’est pas gentille ! La beauté du texte et du message de Kipling est cet étrange mélange entre équilibre, responsabilité et modération : à chaque qualité, son défaut, à chaque travers, son revers… L’être humain, car il s’agit bien de lui dans son entièreté, se doit de maîtriser sa vie, de la diriger et de l’assumer vis-à-vis de l’autre comme de lui-même. On a parlé à propos de ce texte de stoïcisme, pour ma part je préfère celui de la maîtrise de soi. Et pourquoi non ? C‘est bien la clé des rapports entre les êtres et, n’en déplaise aux femmes, c’est vrai des hommes vers les femmes mais aussi des femmes vers les hommes, ainsi d’ailleurs qu’entre les peuples et les individus de toutes sortes, d’une manière générale. C’est déjà, il est vrai, beaucoup demander. Je ne signalerai que pour mémoire la demande, surprenante, de protéger sa sœur et sa mère : sommes-nous en terre de dette d’honneur ? En Corse ? En terre d’Islam ou en Inde ?

Un extraordinaire message d’espoir

Kipling, alors qu’on lui a souvent accolé le qualificatif de « chantre du colonialisme britannique », réussit, malgré son milieu, son histoire personnelle, son époque, à s’extraire de toute cette gangue pour nous servir un idéal universel, exigeant certes, mais qui pourrait bien servir de devise et de modèle à toutes nos ONG et associations de défense catégorielles tournées trop souvent d’abord vers leur intérêt égoïste et utilisant allègrement moyens terroristes et arguments à la limite de la manipulation pour arriver à leurs fins[2].

Si…

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

Rudyard Kipling.

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