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Système de Santé : l’Angleterre débarque

Et voilà la Grande Sécu, ou l’arme fatale des étatistes et des médecins de gauche qui fait son apparition dans les discours des fonctionnaires : le ministre de la santé, le Haut conseil pour l’Avenir de l’Assurance maladie, et jusqu’à la Cour des Comptes : « les assurances privées coûtent trop cher, sont inefficaces, entretiennent l’inégalité … et empêchent la sacrosainte Assurance Maladie d’Etat de tout contrôler à sa guise ».

Quel est le problème : le système d’assurance maladie français est à deux étages pour chaque acte : une couverture par la « Sécu » d’état et une couverture dite complémentaire par les assurances ou mutuelles « privées ». Ce double étage engendre, c’est certain, des coûts supplémentaires : double revue de chaque dossier, gestion plus complexe des assurés. Le surcoût est évalué entre 6 et 7 milliards d’euros par an.
On peut éliminer tout ou partie de ce surcoût en mettant en place le principe du « payeur unique », c’est-à-dire pour chaque acte, un seul remboursement. Plus efficace, moins cher : on est tous d’accord. Alors, la solution des Beveridgiens (du nom du ministre anglais du siècle dernier qui a prôné et obtenu que la sécurité sociale soit financée par l’impôt et non par des cotisations, avec la création d’un National Heath Service d’état, les médecins étant des fonctionnaires.) est toute trouvée : on élimine les mutuelles et assurances privées pour une couverture assurancielle unique et obligatoire par la Sécu. Porte grande ouverte à une nationalisation de la médecine, disparition de toute concurrence et aggravation d’un système de santé déjà vacillant !
Il y a bien sûr une autre piste, efficace et préservant la médecine libérale : le rôle de payeur unique est proposé aux mutuelles et assurances privées, en concurrence avec l’Assurance Maladie de la Sécu. L’assurance santé reste obligatoire mais chaque citoyen peut choisir son assureur, y compris rester couvert par l’assurance maladie de l’état s’il le souhaite.

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Cela implique des réformes considérables du système actuel

1/ Séparer la « solidarité » de « l’assurance » : à l’état la solidarité qui doit se fiancer par l’impôt : le handicap, les enfants jusqu’à leur majorité, les personnes sous le seuil de pauvreté, la dépendance, les soins psychiatriques…. Aux assureurs privés la fonction de couverture des maladies suivant le principe que les bien-portants paient pour les malades, principe proclamé par le Conseil National de la Résistance ;
2/ Encadrer de façon très stricte les assureurs pour éviter toute discrimination : le système est en place aux Pays-Bas (avec un fonds de péréquation pour égaliser les risques) et il suffit de s’en inspirer ;
3/ Donner au Parlement le soin de définir chaque année le panier de soins minimum que les assureurs doivent proposer ;
4/ Permettre aux assurés de changer chaque année d’assureur, pour faire jouer à plein la concurrence ;
5/ Laisser l’Autorité de la Concurrence exercer un contrôle strict.

Et l’Assurance Maladie pourrait dans ce système continuer à proposer sa couverture, mais il lui serait interdit de recevoir des subventions de l’Etat avec un régime similaire à celui des assureurs/mutuelles privés.
Aux Pays-Bas, ce système, mis en place en 2006, a prouvé son efficacité : le système de santé des Pays-Bas est classé le meilleur par Eurostat depuis plusieurs années (ce système vient d’être dépassé par le système Suisse, qui est aussi excellent). Mais l’excellence de la qualité ne signifie pas que ce système est bon marché : en termes de % de PIB, il est au même niveau que celui de la France et de l’Allemagne à environ 12% du PIB (sachant, en plus, que le PIB par habitant aux Pays Bas est 20% plus élevé qu’en France). Une bonne médecine coûte cher et coûtera de plus en plus cher, et la meilleure manière de contenir, ou plutôt, d’optimiser les coûts est une gestion professionnelle dans un environnement concurrentiel contrôlé.

Coût de la santé en % du PIB
2019 2020
Allemagne 11,7 12,5
France 11,1 12,4
Pays Bas 10,2 11,2
Suisse 11,3 n.d.
source OCDE

Il est démontré que plus on est riche, plus la proportion du revenu consacrée à la santé est élevée : pour un point de PIB de croissance, les dépenses de santé augmentent de 1,3% de PIB. Dans les années 1960, les dépenses de santé en France représentaient environ 6% du PIB contre 12% aujourd’hui ….
Alors ne laissons pas les Etatistes Beveridgiens nous imposer un système qui diminuera la qualité des soins et augmentera les files d’attentes comme au Canada ou au Royaume-Uni, sous de faux prétextes.

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