La Démographie des Entreprises portée par des chefs d’entreprise

IRDEME EPLF

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Chers lecteurs et amis,

Ainsi que nous vous en avons informés cet été, Bernard ZIMMERN, nous a malheureusement quittés après un combat de toute une vie pour la liberté en particulier celle d’entreprendre. Nous ne pouvons pas faire mieux aujourd’hui que reprendre le message qu’il envoyait lui-même il y a quelque temps pour justifier et défendre le combat d’EPLF et de L’IRDEME. En effet, la quinzaine d’anciens chefs d’entreprise qu’il avait réunie, a décidé de continuer son combat.

Nous sommes, vous le comprendrez aisément, dans une phase particulièrement difficile de passage de témoin pendant laquelle nous avons spécialement besoin de votre soutien. Bernard était à la fois l’âme et le financeur principal de cette organisation. Nous pouvons tenter de continuer l’âme, mais nous avons besoin de soutien, urgent, sur le financement.

Vous aimez cette lettre, ses recherches et ses interrogations, et vous voulez soutenir ce combat : merci de faire un geste même modeste ; cela nous encouragera et nous aidera à continuer son œuvre que nous accompagnons depuis presque 10 ans.

Yves Buchsenschutz,
Président de l’IRDEME

Gérard Dosogne,
Président d’EPLF

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PS. L’Irdeme est un institut de recherche économique qui ne fonctionne qu’avec des dons privés, sans aucune subvention publique. Il bénéficie de la possibilité d’offrir à ses donateurs une réduction de 66% de leur IR des dons qu’ils feront, dans la limite de 20% de leur revenu imposable. Pour l’IFI la déduction est de 75% du montant du don, dans la limite d’une déduction de 45.000 euros. Dans le cadre du prélèvement à la source, le bénéfice de la réduction d’impôt pour les dons acquis au titre de 2020 est maintenu. Pour les entreprises la déduction d’impôt est de 60% du montant dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaires.

IRDEME - Projet de relance et bulletin

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Donner la parole aux faiseux

Dans une vision simplifiée de notre société, celle-ci est divisée en deux clans : celui des faiseux, ceux qui font, réalisent, créent. Ce sont les entrepreneurs qui inspirent un produit ou un service, le fabriquent et le font adopter par le reste de la population en créant ainsi des emplois. Et il y a aussi des diseux, ceux qui trouvent que ce que font les faiseux pourrait être mieux fait, et qui créent toute une série de maux sociaux comme la pollution ou les inégalités.

Le problème de notre société est que les diseux ont pris le contrôle des moyens de communication, des médias, et que donc la foule et les politiques sont poussés à sortir les faiseux au profit des diseux et que nous sommes amenés à excommunier ou éliminer, ou laisser détruire ceux qui font la force de notre civilisation : sa création, son innovation. L’exemple type est la campagne menée par les égalitaristes : prix Nobel comme Stiglitz ou normalien comme Piketty. Piketty dénonce les années 1960 à 2000 comme les années de la honte pour les Américains car les riches se sont multipliés et se sont enrichis considérablement.

Il n’a pas vu que les riches sont ceux qui ont créé les entreprises et qui sont devenus riches par la réussite de leur entreprise. Les diseux ont si bien réussi que la plus-value qui va récompenser la réussite d’une entreprise et qui est la compensation du risque pris, est considérée comme honteuse et donc à supprimer. Les diseux sont non seulement les journalistes mais tous ceux qui vivent de la collectivité et notamment les fonctionnaires, les syndicats, alors que les faiseux sont essentiellement les entrepreneurs, ceux qui créent les entreprises et qui les développent.

Dans notre société donc, les diseux ont pris un rôle majeur dans la création de la pensée collective, un rôle qui aboutit à détruire cette civilisation sur laquelle s’appuie son succès. Notre civilisation est essentiellement la civilisation de progrès qui postule que des hommes ont besoin d’une relance continue, de créer, d’inventer de nouveaux produits et de nouveaux services meilleurs qui apportent plus que les anciens et que ces créateurs doivent être récompensés par la réussite financière et la réussite sociale qui l’accompagne. C’est pour cela que les suggestions de Piketty et du gouvernement Hollande de surtaxer les très hauts revenus et les plus-values qui sont des symboles de la réussite, n’ont qu’un seul effet : c’est celui de détruire l’incitation à créer, l’incitation des faiseux. Elle est à l’origine de la crise de confiance et de la crise des créations d’emplois qui sont devenus les signes de notre temps. Il est fondamental d’arriver à remettre les choses à plat.

Les médias dépendant du gouvernement ainsi que les médias privés comme BFMTV, sont tous du même côté, celui des diseux et non pas des faiseux. En développant notre présence dans les médias nous pourrons donner la chance aux faiseux d’expliquer qui ils sont, ce qu’ils font et pourquoi la collectivité doit les encourager, et non pas les critiquer ou même les punir à travers la fiscalité.

Pour tout chèque à l’Irdeme, vos enfants et petits-enfants vous remercieront.

Votre dévoué.
Bernard Zimmern

Vos réactions à cet article (2)

Retraité

le 23 décembre 2020, 16:14 par Jean-Marc TOMASI

Bonsoir,
Je vous remercie pour la qualité et le contenu de vos articles qui ouvrent la voie à la réflexion, et offrent aussi une voix à la contradiction. Ainsi, j’aimerai réagir à cette habitude bien ancrée qui vise à critiquer de manière systématique les fonctionnaires de ce pays. Si je vous rejoins sur l’idée que l’argent public est mal utilisé, notamment pour créer de nouveaux postes publics à responsabilités en tous genres, ici même où les "diseux" sont pléthore - à l’image des ARS par exemple mais pas que..., - je pense qu’il serait urgent de distinguer deux catégories de fonctionnaires. Les uns, ceux-là même qui, sur tous les terrains, tentent tant bien que mal, d’assumer leur mission dans le respect des règles et des valeurs de la République mais dont les salaires stagnent depuis de trop nombreuses années déjà au prétexte d’une dette publique qui n’en finit plus de croître, une dette certes réelle mais qui ne doit pas masquer le véritable problème..., car il s’agit bien de cette deuxième catégorie de fonctionnaires dont il faut parler - ils sont de plus en plus nombreux - celle-là même qui dirige les premiers, celle-là même qui nous impose sa loi et ses règles mortifères, celle-là même qui conduit le pays vers l’abime. Ceux-là, les donneurs d’ordre que d’aucuns nomment l’État profond, sont bien chevillés à leur poste depuis des décennies, quels que soient les politiques en poste. C’est là qu’est le véritable pouvoir qui pèse de plus en plus lourd dans le budget de l’État. C’est là que se situe le véritable fléau du pays ! Pour clore cette réflexion, j’ai envie d’affirmer qu’en toute chose il faut un équilibre et que chacun apporte sa plus value à l’autre - les hauts fonctionnaires au pays, les fonctionnaires aux citoyens, les retraités aux actifs et les "faiseux" au "diseux", et bien sûr l’inverse est également applicable... Alors de grâce, cessons d’opposer les populations entre elles !...

Donner la parole aux faiseux

le 26 décembre 2020, 11:57 par Banville

Une lueur d’espoir...
Ce travers des diseux/faiseux n’est pas nouveau, il s’est accentué ces 20 dernières années. Puisqu’ils ont le vent en poupe, des écoles ou des cours de formation où l’on apprend à bien parler (en public, en réunion...) se sont développés.C’est ainsi que des fonctionnaires, des syndicalistes, des donneurs d’ordre, des journalistes bien sur, etc... ont développé cette nouvelle ’compétence’. Plutôt minable.
Nous pouvons comparer, un peu, cette triste évolution, au col blanc qui ont remplacé les cols bleus.
Il y a plus fort encore. Dans un livre écrit par Mme Woerth (femme de l’ancien ministre) elle dit
que dans la formation à HEC on append, aussi aux élèves, à être arrogant... hallucinant !

Une lueur d’espoir tout de même ; ce matin dans la presse, j’ai lu que l’ENA allait se réformer...whaou
Mr Patrick Gérard indique, que, ’’le stage était jusqu’à présent réalisé dans une grande entreprise, comme Havas, LVHM, ou ADP par exemple. Mais à partir de cette année, on généralise le stage en PME parce que l’on pense que c’est bien qu’ils aillent voir concrètement ce qu’est une PME, comment ça fonctionne et qu’ils se rendent compte des obligations que l’Etat, par ses normes, impose aux PME’’. Fascinant cette nouvelle réthorique.

J’avoue une certaine jubilation en lisant cette réforme à venir, moi* qui vomissait dans différents forums, sur cette école(secte) totalement inadaptée au monde économique actuel. Les supers diseux vont voir les faiseux. Il faudra qu’ils enfilent des chaussures de sécurité pour marcher sur le goudron ou le béton. Il n’y aura plus de moquette...
A l’aube de la nouvelle année, formons des voeux pour que cette réforme soit effective dans les meilleurs délais. On vérifiera...si les diseux seront toujours aussi nombreux.

* De formation Bac -1, j’ai eu l’honneur, dans ma carrière de travailler en direct avec un énarque ;
je sais de quoi je parle !

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