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Présidentielle : Candidats portés par leur thème
versus candidats cherchant un thème pour les porter

La campagne présidentielle qui démarre est marquée par cette curieuse opposition entre, d’un côté, un écrivain et polémiste de talent, Eric Zemmour, qui est propulsé sur le devant de la scène par les avertissements qu’il lance depuis plus de vingt ans sur les risques que la montée l’islam fait courir à nos sociétés, en Europe, et, de l’autre, des candidats à la fonction suprême qui en sont à rechercher les thèmes sur lesquels ils vont pouvoir se faire élire. Eric Zemmour, poussé par les événements, se tâte d’ailleurs, encore, pour savoir s’il sera vraiment candidat au poste de Président de la république lors de la prochaine élection présidentielle, alors que ses concurrents postulent à la fonction de guide de la nation en laissant le soin à leurs concitoyens de leur indiquer le chemin à suivre pour mener le pays à bon port. Deux démarches diamétralement opposées, l’une fondée sur de profondes réflexions menées depuis des années sur nos problèmes de société, étayées par de solides connaissances d’historien, l’autre basée sur des analyses sommaires de la situation économique du pays doublées par la prise en compte des informations fournies en permanence par les instituts de sondage.

Deux candidats, en fait, prétendent connaitre vraiment la voie sur laquelle doit s’acheminer le pays : Eric Zemmour, et Yannick Jadot. L’un veut sauver notre civilisation qui ,comme cela arrive à toutes les civilisations, amorce maintenant sa phase de déclin après avoir connu une période extraordinairement faste d’expansion au cours des siècles passés, puis être entrée au début du XXe siècle dans sa phase de maturité, l’autre veut sauver notre planète que la société moderne pollue par trop par ses modes de fonctionnement. Ils peuvent indubitablement être crédités, l’un et l’autre, d’un engagement sincère dans les causes qu’ils défendent. Les autres candidats ne sont pas dans des combats de même nature : ils se fient à l’opinion du plus grand nombre pour savoir dans quelle direction il faut aller : ce sont, en somme, des adeptes de Ledru Rollin, ce fameux chef des députés La Montagne qui dans les combats difficiles qu’il avait à mener en 1848 aurait dit : « Il faut bien que je les suive puisque je suis leur chef ».

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Eric Zemmour, tout d‘abord : ancien journaliste et polémiste de talent, il ne cesse dans ses chroniques, dans ses émissions sur CNews, et dans ses ouvrages, d’alerter ses concitoyens sur les dangers que le développement de l’islam, en Europe, fait courir à notre civilisation. Il mène avec obstination un combat pour la sauvegarde de notre identité dans un monde qui est marqué par une soif de revanche des pays émergents qui se sont trouvés pendant plusieurs siècles dominés par des pays occidentaux. Parmi ces courants hostiles au monde occidental il y a, tout particulièrement, l’islam qui est en lutte avec les juifs et les chrétiens depuis son origine. Pour les tenants de cette religion l’heure de la revanche a sonné avec les succès remportés par tous ces pays qui avaient été colonisés, au XIXe siècle, par des pays occidentaux qui leur avaient imposé leur tutelle. La civilisation chrétienne et la civilisation musulmane sont en lutte depuis l’apparition de l’islam en Arabie, au Ve siècle de notre ère ; et après une période où elle fut en position dominante, c’est à dire jusqu’au XIe siècle, la civilisation musulmane s’est trouvée éclipsée par la civilisation occidentale, d’où un sentiment de revanche chez beaucoup de musulmans. Eric Zemmour s’est fait connaitre par ses nombreux ouvrages, dont notamment : « Le suicide français », puis« Le grand remplacement », et, tout récemment « La France n’a pas dit son dernier mot ». Le combat qu’il mène depuis vingt ans l’a propulsé dans l’arène politique, et il pourrait donc bien se décider à se porter candidat dans la prochaine élection présidentielle, en 2022. Le thème sur lequel il propose de mener le combat est la défense de notre civilisation face à la montée de l’islam dans nos pays .L’objectif visé est la survie de notre civilisation occidentale.

Autre candidat aux thèses intéressantes, également, car touchant à un problème très grave, celui de la survie des hommes sur notre planète : Yannick Jadot. Il est, à présent, le candidat officiel du parti Europe Ecologie Les Verts (EELV). Tout son parcours atteste de la sincérité de ses options : il est membre des verts depuis 1999. Né dans une petite commune de l’Aisne de parents instituteurs, avec un père qui a été un militant socialiste très actif localement. Il a joué dans son enfance dans les creuttes, ces grottes formées dans les buttes calcaires du Laonnais, et il a gambadé tout jeune dans les forêts de chênes et de hêtres de Saint Gobain. Il a milité à Green- Peace où il a été directeur des campagnes, de 2002 à 2008 : précédemment, il avait travaillé dans une ONG en Afrique, la Solagral. Son objectif : mener un combat pour la survie de notre planète, une planète menacée par les excès de notre civilisation moderne qui épuise ses ressources et réchauffe dangereusement le climat.

Face à ces deux enjeux que sont d’un côté la sauvegarde de notre civilisation judéo-chrétienne face aux menaces que font peser sur elle tous ces flux migratoires que l’on sait devoir être de plus en plus importants dans les années à venir, des flux qui déversent sur l’ Europe des populations animées de l’intention d’implanter dans nos pays leurs propres valeurs et leur propre manière de faire fonctionner la société, et, de l’autre, la mise en place de mesures permettant de protéger notre planète contre les dangers que lui font courir les technologies auxquelles on recourt, aujourd’hui, dans le monde moderne, pour satisfaire les besoins des populations, quels sont les problèmes auxquels les autres candidats proposent de s’attaquer ? Pour se faire élire, ils ont pour stratégie, les uns et les autres, de se montrer très sensibles aux problèmes qui préoccupent le plus la population, et ils couronnent leurs discours d’un message qui se veut le plus rassembleur possible. On se souvient de Jacques Chirac, par exemple, qui avait eu pour slogan dans sa campagne électorale en mars 1995 : « La France pour tous », rajoutant régulièrement : « Je veillerai à ce que l’on mette l’homme au centre des choix économiques et sociaux ». Et Nicolas Sarkozy qui avait pour sa campagne, en 2007, pris pour slogan : « Ensemble, tout devient possible ». L’hebdomadaire Le Point, en décembre 2010, qui s’interrogeait sur ce que seraient en 2012 les thèmes de campagne des candidats à la future élection présidentielle, avait titré : « A chaque présidentielle ses thèmes de campagne », comme s’ il n’existait pas aux yeux des candidats des enjeux permanents auxquels le pays doit faire face. Les problèmes majeurs auxquels il convient de s’attaquer pour assurer dans le long terme l’avenir d’un pays ne changent évidemment pas à chaque élection présidentielle, mais les candidats n’ont malheureusement pas la sagesse de se placer au dessus des préoccupations contingentes de la population. Sans doute est-ce, là, un grave défaut de la démocratie. Le général de Gaulle qui s’identifiait à la France, on s’en souvient, se plaçait au dessus des contingences matérielles du moment, fixant comme objectif fondamental à ses concitoyens « la grandeur de la France ». Il disait au peuple français, par exemple : « La France ne peut être la France sans la grandeur », ou, encore : « Face aux grands périls, le salut n’est que dans la grandeur ».On lui reprocha, bien sûr, de considérer que « l’intendance suivra ».

Alors l’électorat français va se trouver, en avril prochain, face aux choix suivants : deux candidats qui invitent les électeurs à s’intéresser avant tout à des problèmes de fond, des problèmes vitaux pour l’avenir et la survie du pays, et divers autres qui se présentent comme capables de répondre aux préoccupations du moment de la population : problèmes de pouvoir d’achat, de sécurité, de justice sociale, etc…

On va donc se trouver face aux options suivantes :
 opter pour un candidat lucide qui se préoccupe du sort de notre société, dans le long terme, un choix donc entre Eric Zemmour et Marine Le Pen qui se proposent, l’un comme l’autre, de sauver notre civilisation des risques de destruction que lui font courir les flux migratoires qui se déversent sur le pays ;
- opter pour le candidat des Verts qui se propose de mener un combat pour sauver notre planète des menaces que la civilisation moderne lui fait courir : pollution de l’air et des océans, modification du climat par les émissions énormes, chaque année, de gaz à effet de serre, épuisement trop rapide des ressources naturelles, destruction de nombreuses espèces animales, etc… ;
-opter pour un candidat qui ne se préoccupe nullement du long terme, mais s’attache tout bonnement à mieux faire fonctionner la société dans sa forme actuelle : un combat pour plus de sécurité, moins d’endettement pour le pays, et le maintien d’un niveau de vie correct pour la population. Tant pis pour une mutation de notre civilisation, et/ou pour le sort de la planète dans les années à venir : ce seront des problèmes à régler par les générations suivantes.

Le choix entre Eric Zemmour et Marine Le Pen va être vite fait si ces deux candidats ne s’entendent pas, car aucun des deux, alors, ne parviendra au second tour de l’élection. Le choix pour le candidat écologique sera, lui, écarté par une grande majorité des électeurs car nos compatriotes sont bien conscients que le sort de notre planète n’est pas dans les mains de la France mais bien plutôt dans ceux des deux plus grandes puissances mondiales, les Etats-Unis et la Chine. On sait qu’en matière de lutte contre les éléments qui détériorent notre environnement la France ne représente que 1 % seulement du problème , au plan mondial ; et, au demeurant, les électeurs, dans leur majorité, ne sont pas encore acquis à l’idée qu’il va falloir procéder à une réduction de notre niveau de vie et à moins de mobilité : les écologistes nous engagent à changer profondément notre manière de vivre, et, en fait, à régresser au plan économique, ce qui n’est guère engageant. Autre choix : un vote pour un candidat LR, et ils sont au nombre de trois, actuellement , trois postulants, donc, ce qui divise par trois les chances de chacun d‘eux de se retrouver au second tour : autrement dit, aucune chance de succès pour ce parti si ses candidats refusent de s’entendre.

Il restera, alors, l’option pour le renouvellement du mandat du Président actuel, dont la cote de popularité reste très élevée. Il s’occupe de tout, et il bénéficie d’un atout supplémentaire que lui offre le calendrier, puisqu’il va être porté à la tête de l’ Union Européenne le premier janvier prochain.

(Article publié sur la site Atlantico ,le 8 Octobre 2021)

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