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Les rêves roses de François Hollande

François Hollande s’est réjoui de ce que le pire de la crise était derrière nous, la croissance devrait repartir en 2013, et qu’en conséquence sa majorité ne serait pas confrontée à des choix dramatiques comme l’a été François Mitterrand lorsqu’en 1983 il dut abandonner sa politique de nationalisation et d’étatisation et faire marche arrière.
Il est en effet probable qu’en 2013 le monde verra une reprise de la croissance en raison de plusieurs facteurs convergents.

D’abord vraisemblablement une reprise américaine qui semble en voie de s’esquisser avec une remontée de la consommation intérieure, une remontée des prix des logements et une chute du chômage lente mais régulière. Et comme l’a signalé Le Nikkei, le grand journal économique japonais à partir d’une enquête McKinsey, il semble que le monde soit à l’aube d’un accroissement formidable de la consommation mondiale en raison de l’arrivée massive des pays émergents dans l’économie mondiale dont les marchés vont exploser d’ici 2020.

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L’économie française devrait largement bénéficier de cette nouvelle demande et voir sa croissance reprendre.
Cela, c’est le script rose qui vraisemblablement a été présenté à l’Elysée et a évité de prendre des décisions difficiles auxquelles le rapport Gallois l’invitait.
Mais sans être pessimiste, en restant simplement lucide, on peut très raisonnablement croire que cette relance mondiale n’aura que très peu d’effets en France, si même elle en a.

La dernière fois qu’un pareil phénomène s’est produit, c’était sous Lionel Jospin en 1997 où le monde a connu pendant quelques années une expansion comme il s’en produit rarement. La France n’en a presque pas profité. En effet, embarquée dans les 35 heures et la création massive d’emplois par l’État comme avec les emplois-jeunes de Martine Aubry, le bilan qu’il était possible d’établir dès après l’éclatement de la bulle Internet en 2001 était le suivant :

De mars 1997 à mars 2001 l’emploi a crû de 1.500.000 et le nombre de demandeurs d’emploi a chuté de moitié (800.000).mais sur les 1,5 million, les chiffres officiels indiquent que 213.000 l’ont été dans des emplois jeunes, 160.000 par embauches dans la fonction publique, 240.000 par RTT, soit 810.000 par le « traitement administratif du chômage ». Reste 690.000 créés dans les entreprises soit 0,7% de l’emploi marchand contre 2,5% aux USA, plus de 3% aux Pays-Bas, etc. Nous n’avons pas profité d’une des plus grandes périodes d’expansion internationale pour faire croître notre emploi.

Pour les années 2013 et suivantes, on peut craindre un scénario encore plus négatif car :

 avec 5 à 7 millions d’emplois de retard, les capacités d’autofinancement de nos entreprises sont tombées à la moitié de ce qu’il serait nécessaire pour simplement le renouvellement de notre outil productif ; et les ponctions supplémentaires créées tant par le gouvernement Sarkozy sur sa fin que par le gouvernement Hollande vont faire disparaître dans le trou du budget et de la dépense publique inutile, une part encore plus importante de la capacité d’autofinancement.

 ce retard s’aggrave car, alors que le Allemands ou les Anglais sont en train de rajeunir leurs économies avec la création de multiples nouveaux champions, nous avons pratiquement arrêté d’en créer et retiré à la machine à créer des emplois française toute capacité à se financer. Les seuls qui en auraient la capacité ont été priés d’investir dans des collections d’objets d’art ou de partir à l‘étranger.
La révolte des Pigeons a un peu protégé ceux qui créent une entreprise – au prix d’une épouvantable complexité - mais a complètement oublié que le créateur d’entreprise ne peut rien sans financement extérieur, et surtout pas des financements publics qui sont des désastres.

On peut donc malheureusement craindre que les rêves en rose de François Hollande ne deviennent le pire cauchemar de l’histoire de l’industrie française.

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