La Démographie des Entreprises portée par des chefs d’entreprise

IRDEME EPLF


Le réchauffement est-il dû au CO2 ?
Partie 2

Dans son « résumé à l’attention des décideurs » de 2014 le GIEC indique qu’« il est extrêmement probable que (les émissions humaines de gaz à effet de serre) aient été la cause principale du réchauffement ». Qu’en pensent les climato-sceptiques ?

Ils disent :

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1) On ne sait pas encore avec certitude quelle est la cause du réchauffement. Peut-être les variations d’activité du soleil ? les rayons cosmiques ? les aérosols ? les variations de la nébulosité ? les variations de la durée de rotation de la terre ? Dans son avis du 3 novembre 2015, l’Académie française des sciences indiquait : « il reste de nombreuses questions en suspens nécessitant un programme de recherche soutenu ». C’est ce que disent les « climato-sceptiques ».

2) Si la quantité de CO2 dans l’atmosphère était la cause principale du réchauffement, ne devrait-on pas observer une hausse régulière de cette température, proportionnelle à la teneur en CO2, qui augmente régulièrement. Comment expliquer alors les périodes de refroidissement (1880-1910 ; 1945-1975 ; stagnation depuis 1998) ?

3) Il est possible que le réchauffement soit la cause principale, et non la conséquence, de l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en CO2.

4) Le réchauffement a des effets positifs sur les rendements agricoles (encore accrus par l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère), le tourisme, les besoins de chauffage, le nombre de décès dus au froid.

5) Si l’« effet de serre » existe, les émissions humaines n’y jouent sans doute qu’un rôle secondaire puisque leur stock dans l’atmosphère pourrait ne représenter que 4,8 % du stock total de CO2 dans celle-ci.

6) L’« effet de serre » n’est pas prouvé. Dans une serre il existe une barrière physique (verre ou plastique) bloquant l’air dans une enceinte fermée. L’« effet de serre » créé par le CO2 est de nature différente. Il est ainsi décrit par le GIEC : « le CO2 piège le rayonnement infrarouge thermique ; le globe qui rayonne moins vers le cosmos doit donc se réchauffer ». Or les mesures du rayonnement infrarouge de la terre faites depuis 1974 par les satellites de la NOAA, une administration américaine, ne constatent aucune baisse de ce rayonnement, compris entre 225 et 240 watts par mètre carré. Le réchauffement ne serait donc pas dû à une baisse du rayonnement infrarouge causée par l’effet de serre.

7) Devant des données aussi peu sûres, ne prenons pas de décisions nocives et coûteuses. L’Allemagne a rendu inutilement plus onéreuse sa production d’électricité. Ne faisons pas la même erreur. D’autant plus que, même si l’effet de serre existe, la contribution française (1 % des émissions humaines) est marginale, et nos efforts dérisoires. Si en outre nous arrêtons des centrales électriques nucléaires, nous augmenterons comme l’Allemagne nos émissions de CO2.

8) Notre production d’électricité dépasse nos besoins. La France est le premier exportateur mondial d’électricité (7 % de sa production) et n’a pas besoin de nouvelles productions. Sous le prétexte de « sauver la planète », le gouvernement français oblige EDF à acheter à des propriétaires de « fermes » éoliennes et photovoltaïques des kilowatts dont elle n’a pas besoin, à des prix maintenus pendant dix ans à un niveau compris entre deux et trois fois le prix de revient d’EDF avec ses propres installations. Les subventions versées à EDF pour combler la différence sont financées par des impôts payés par tous les Français sur leur consommation d’électricité. Ces subventions feront dans quelques années monter de 30 % le prix de l’électricité, y compris pour les « précaires énergétiques » (les Français trop pauvres pour pouvoir payer leurs factures d’électricité). Des petits malins ont compris qu’en produisant de l’électricité à ces prix garantis pendant dix ans ils pourraient devenir millionnaires. L’un d’eux est même devenu milliardaire. C’est une politique ubuesque, enrichissant des riches au détriment des pauvres. Il est urgent de l’arrêter, comme l’a fait notamment le Royaume-Uni.

9) Le gouvernement français a fait voter une loi limitant à 50 % en 2025 la part du nucléaire dans la production d’électricité. Mais le ministre Nicolas Hulot a reconnu que cet objectif ne serait pas atteint. Ce sera au plus tôt en 2035 et sans doute bien après.

10) Les prévisions d’évolution des technologies sont toujours difficiles. Qui aurait parié il y a 15 ans sur le pétrole de schiste et le gaz de schiste, qui ont révolutionné le marché et fait baisser de moitié le prix du pétrole brut ? Que deviendront les recherches sur des tissus remplaçant les panneaux photovoltaïques et pouvant à terme faire baisser le prix de l’électricité qui en proviendrait ? Les prix des batteries permettant de stocker les productions d’électricité intermittentes suivront-ils le chemin de la baisse vertigineuse des prix des transistors ? Trouvera-t-on le moyen de faire baisser le coût du transport à grande distance de l’électricité ? En couvrant 5 % de la superficie du Sahara en panneaux photovoltaïques, on pourrait produire toute l’électricité consommée par la planète, si elle était transportable à peu de frais. Un gouvernement sage ne s’engagerait pas sur un chiffre déterminant la part du nucléaire dans vingt ou trente ans dans la production d’électricité.

11) Un gouvernement sage renoncerait à son interventionnisme dans le domaine de l’énergie : fixation arbitraire des prix, subventions et taxes nuisibles, fermeture autoritaire de centrales nucléaires, etc. Il s’efforcerait de créer un marché équitable, sans subventions, dans lequel des producteurs d’électricité en concurrence se battraient pour produire et vendre au prix le plus bas possible.

12) En l’absence de certitude sur les causes du réchauffement climatique, n’empêchons pas les pays en développement de se doter de centrales électriques au charbon.

13) Il est irréaliste de prévoir, comme le fait le GIEC, que les émissions de gaz à effet de serre seront réduites de 50 % d’ici à 2050.

14) Neuf auteurs ont publié le 15 mai 2013 une étude cherchant à évaluer le « consensus » scientifique sur les thèses du GIEC concernant le réchauffement climatique dû principalement à l’homme. Ils ont examiné 11.944 articles sur le sujet parus dans des revues scientifiques entre 1991 et 2011. Les résultats ont été les suivants : 66,6 % ne prennent pas position ; 0,7 % considèrent l’influence humaine comme négligeable ; 0,7 % considèrent que l’influence humaine explique plus de 50 % de la hausse des températures ; 32 % considèrent qu’il y a une certaine influence humaine. Le GIEC en a déduit que « plus de 97 % des scientifiques » étaient favorables à ses thèses. C’était une falsification, reprise depuis par de nombreux hommes politiques. La vérité était : la majorité des scientifiques ne prend pas position ; la majorité de ceux qui prennent position estiment que les activités humaines ont une certaine influence sur l’élévation des températures ; très peu considèrent que l’influence des émissions humaines est prépondérante.

15) La vérité d’une théorie scientifique ne dépend pas du nombre de savants qui la soutiennent. Sinon, les théories de Copernic, Galilée, Newton, Pasteur, Einstein, de la tectonique des plaques, n’auraient jamais été admises. Le doute est un puissant facteur de progrès scientifique.

La conclusion est donc : ne nous excitons pas ! Dans de nombreux pays les hausses de la température atmosphérique et du CO2 seront bienfaisantes (c’est pour l’avoir écrit que le chef du service météo de France Télévision a été licencié). Les catastrophes dont on nous menace sont exagérées. Les Européens, qui sont moins concernés que les habitants des pays chauds par ces catastrophes, sont ceux qui s’en inquiètent le plus. Les mesures préconisées pour les éviter sont très probablement incapables de les éviter, et certainement nuisibles. La France et son président ne devraient pas prendre la tête d’une croisade aussi ridicule.

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Messages (9)

En Démocratie, il faut écouter tous les points de vue

le 18 mars 2018, 21:38 par JEAN-PIERRE VEROLLET

Que le réchauffement climatique soit du à l’homme et son CO² ou pas, s’il a bien lieu, il faut tenir compte de ses conséquences prévisibles mauvaises et bonnes, par exemple la hausse du niveau des océans, les migrations ou adaptations de la faune et de la flore et aussi des cultures. Finalement le doute en matière d’action publique ne subsiste que sur la nécessaire ou non mutation des sources d’énergie. D’après l’analyse ci-dessus, il faudrait garder une certaine réversibilité des décisions et donc des solutions. Or curieusement, c’est sur le réchauffement climatique que l’action est la plus déterminée.
De plus le réchauffement climatique n’est pas le seul problème de Développement Durable de la planète : pollutions de l’air, de l’eau et du sol - manque d’espace, de ressources naturelles- réduction de la biodiversité - accroissement démographique - ...

Professeur des Universités (émérite), ancien directeur à l’OCDE

le 18 mars 2018, 21:51 par Rémy Prud’homme

Je suis d’accord avec 14 des affirmations du texte.
Je n’approuve pas la proposition 11. Un marché concurrentiel fait de grandes choses - lorsqu’il fonctionne. Mais cela ne peut pas etre le cas de l’électricité. Le coût marginal de production, qui définit le prix de marché, y est proche de zéro. Une intervention publique est nécessaire. Cela ne veut pas dire que n’importe quelle intervention est désirable, et celles que vous mentionnez sont en effet à peu près toutes désastreuses.

Prévisionnistes & Cie

le 18 mars 2018, 23:28 par Sarah LENTY

Au début des années 70, des "experts" nous annonçaient qu’au tournant du 21° siècle, il n’y aurait plus d’eau potable sur terre.
Depuis, la population mondiale a doublé.

sources

le 19 mars 2018, 18:12 par mennessier

Bonjour
Merci pour cet article.
Je regrette l’absence de communication des sources.
Je voudrais avoir un lien avec l’étude dont il est question au § 14 car les données communiquées ne sont pas réutilisables sans références.
Merci
Claude Mennessier

climat

le 20 mars 2018, 17:35 par Hubin

deux articles complets et clairs , ce sujet enflamme les medias et les politiques, alors qu’il est technique et en gestation , la conclusion est parfaite , dommage que personne , ni dans les médias , ni parmi les politiques ne veulent choisir cette conclusion prudente et raisonnée !

Bravo !

le 20 novembre 2019, 00:35

Magnifique synthèse, claire , complète et honnête des arguments comparés et de la connaissance acuelle.
Enfin ! C’est ce que je cherchais depuis longtemp !

CO2 et température

le 6 novembre 2020, 18:45 par Olivier DUMON

La machine thermodynamique terrestre est un système complexe que le GIEC et GreenPeace s’évertuent à réduire à un seul phénomène : le CO2 anthropique.
Quand on sait que la C02 ne représente que 0,035 % du volume de l’atmosphère et que la part du CO2 anthropique est d’environ 4%. On parle bien de 4% de 0,035% de la totalité de l’atmosphère qui seraient responsable de tous nos maux à venir !?
Tout ceci étant basé sur des modèles mathématiques qui ne raisonnent qu’avec le postulat : "CO2 anthropique=augmentation de température", ce qui reste encore du domaine de la théorie et qui est en contradiction avec les données de paléoclimatologie.
On semble oublier le rôle de la vapeur d’eau, considérée comme responsable de 80% de l’effet de serre indispensable à la vie sur terre, mais également de son albedo régulateur quand elle est présente sous forme de nuage.
On semble oublier la circulation thermohaline et la capacité colossale des océans au dégazage et à l’absorption du CO2.
On semble oublier les cycles de variation d’activité solaire.
On semble oublier l’expérience Cloud du CERN qui cherche à mettre en évidence l’influence du bombardement cosmique sur les aérosols atmosphériques terrestres, pouvant ainsi favoriser l’apparition de nuages.
Tous ces éléments contribuent à faire de la thermodynamique terrestre un système parfaitement cahotique.
Par définition, un système cahotique n’est pas modélisable...

Une machine folle ?

le 5 février, 16:33 par STREEFKERK Christophe

Merci pour cette synthèse très complète et claire.
Malgré les nombreuses mises en garde, la machine folle du réchauffisme accélère sa marche.
L’idéologie s’est sans doute mise au service d’intérêts économiques considérables.
L’installation d’éoliennes à tout va est le signe le plus visible de la folie qui a saisi nos gouvernants.
Alors que les installateurs eux mêmes reconnaissent qu’elles fonctionnent au mieux 20% du temps.
Qui voudrait d’une usine à l’arrêt 80% du temps ?

Docteur en médecine rhumatologue

le 16 février, 16:42 par Alain Guinamard

Comment s’y retrouver ?

Pour un simple mortel, il est extrêmement difficile de tirer des conclusions claires sans a priori au départ.
Nous avons vu en médecine avec la crise du Covid, les multiples interventions souvent très contrastées et contestées, mais au moins avec la possibilité d’avoir des avis contraires avec des études diverses mais documentées.
Le problème pour le climat, est qu’il est extrêmement compliqué d’avoir des études de la part des scientifiques du GIEC qui soit intelligibles et surtout sans a priori au départ.
J’avoue que je viens de voir un résumé qui enfin me permet d’avoir un éclairage me permettant de prendre en compte les différents paramètres.
Ce qui me désole comme beaucoup c’est de voir les centaines de milliards engagés dans la lutte contre ce réchauffement sans savoir si ces milliards vont être bien utilisés, avec des aberrations pour un esprit essayant de comprendre les choses.
Je me suis inscrit à votre lettre, et j’espère par la suite avoir encore des informations qui me permettent de mieux comprendre les choses.


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