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Le capital Piketty au XXIe siècle.

Dans son livre à succès, Le capital au XXIe siècle, Thomas Piketty a mêlé ses analyses économiques avec des pages moins rébarbatives où il convoquait, à l’appui de ses thèses, des œuvres littéraires du temps passé : Jane Austen et Honoré de Balzac, entre autres. Ces auteurs, à commencer par Balzac, nous racontent des récits de vie dans lesquels les histoires familiales disent des choses sur l’histoire du capitalisme, de l’argent et des classes dominantes.
Je me sens donc autorisé à suivre cet exemple en appliquant la méthode du roman bourgeois à la famille de M. Piketty lui-même. Cette petite excursion généalogique ouvre une réflexion sur l’avenir du capital et des inégalités.

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Un parcours soixante-huitard au cœur de la haute bourgeoisie : le cas Vincent Piketty.

Source : Bibliothèque généalogique et d’histoire sociale, fonds de faire-part (en ligne sur geneanet.org / relevés partenaires / faire-part de mariage).

Ce roman vrai commencera pour nous le 1er juin 1946, en l’église Notre-Dame de Grâce de Passy (Paris 16e). Là, on célèbre le mariage religieux de Michel Piketty, ingénieur de l’École centrale de Paris, fils de René Piketty, également ingénieur, avec Monique Hamel.

La famille du marié est originaire d’Italie. Venue en France au XIXe siècle, elle y a fait fortune en exploitant des carrières en région parisienne puis en se diversifiant, notamment dans les travaux publics. Deux branches se sont séparées, l’une et l’autre perpétuant une position sociale flatteuse : patrimoines importants, direction d’entreprises, études solides et parfois prestigieuses, postes dans la haute fonction publique et dans les organismes professionnels, décorations, etc. La Compagnie des sablières de la Seine (CSS), principale entreprise du groupe familial, resta sous le contrôle des Piketty jusqu’au milieu des années 1970 avant d’être absorbée au sein du groupe Lafarge.

Tableau généalogique simplifié de la famille Piketty

Extrait de l’article de Jacques Macé, « Le temps des sablières à Vigneux, Draveil et dans le Val de Seine », Bulletin de la Société historique et archéologique de l’Essonne et du Hurepoix, n° 73, 2004
source : www.vigneuxhistoire.com/sablieres/p ...

De Michel Piketty (1920) et Monique Hamel sont issus cinq enfants, nés de 1947 à 1958. La benjamine, Caroline, est une chartiste, surtout connue comme l’une des chevilles ouvrières de la Mission d’étude sur la spoliation des Juifs de France (1997-2000). De 1978 à 1999, elle fut mariée avec Patrice Obert, administrateur de la ville de Paris, membre du Parti socialiste et, comme chrétien de gauche militant, fondateur et président de l’association « Les poissons roses ». Mais c’est surtout son frère Vincent, quatrième de la fratrie, né vers 1952-1953, qui mérite notre attention.

L’histoire de vie de ce Vincent, père de Thomas Piketty, a été en partie racontée par ce dernier :

« Mes parents se sont connus dans une manifestation, ils étaient extrêmement jeunes : mon père avait dix-sept ans, il était en première, ma mère en avait dix-neuf ; issue d’un milieu modeste, elle avait dû cesser ses études en troisième et gagnait sa vie comme employée de banque. Elle était militante à Lutte ouvrière, mon père l’a suivie à LO et a plaqué le lycée » (Virginie Linhart, Le jour où mon père s’est tu, Paris, 2008, éd. électronique 2011 ; les citations en italique ci-après sont issues du même livre).

La rencontre a dû avoir lieu vers 1968-1970. Le 7 mai 1971, cette jeune femme, Aline Mausoleo, engendre de Vincent Piketty un premier enfant, Thomas. Trois mois plus tard, le 19 août, elle est arrêtée par la police, gare Saint-Lazare, au cours d’une manifestation de « plusieurs centaines d’usagers mécontents » contre la hausse des tarifs métro-bus et des trains de banlieue. Son profil est alors identique à celui d’Arlette Laguiller : employée au Crédit Lyonnais, elle y milite au sein de la section syndicale Force Ouvrière.

Pendant quelques années, le jeune couple va vivre dans l’attente messianique du Grand Soir. L’échec de la gauche aux présidentielles de mai 1974 douche leurs espoirs. D’autres raisons, plus terre-à-terre, ont aussi contribué à les décourager : comme l’a expliqué leur fils,

« Mes parents m’ont raconté que progressivement ils se sont sentis ostracisés par leurs compagnons de militantisme : à LO, c’était très mal vu d’avoir des enfants ! Trop bourgeois ! De plus, mon père subissait des pressions de l’organisation qui voulait qu’il prélève l’impôt révolutionnaire auprès de sa famille ».

Notons cet aveu implicite de Thomas Piketty : redistribuer par l’impôt, c’est bien lorsqu’il s’agit des autres, un peu moins bien quand cela touche sa propre famille.

Vincent et Aline cessent alors de militer politiquement et se reconvertissent dans l’écologie pour aller élever chèvres et moutons dans l’Aude. Thomas Piketty a ainsi décrit leur équipée :

« Après l’échec de Mitterrand, ils [mes parents] décident de tout plaquer pour aller élever des chèvres dans l’Aude : ils quittent la ville, les boulots aliénants, le militantisme organisationnel oppressant et retournent à la terre. Avec les chèvres, mes parents vont jusqu’au bout de l’esprit 68 ; je précise qu’il n’y a aucune origine paysanne dans ma famille de part et d’autre : mes parents sont tous les deux nés dans la capitale ; en vérité, ils n’avaient jamais vu une charrue de leur vie ... Je garde une impression homérique de ce voyage pour l’Aude. Mon père ouvrant la route, au volant d’un camion rempli de chèvres qu’il venait d’acheter. Nous, suivant derrière, dans une deux-chevaux bourrée à craquer, conduite par ma mère. Je me rappelle très précisément m’être dit à ce moment-là : « Mais qu’est-ce que c’est que cette blague ? ».

N’est pas Homère qui veut. Le récit de Piketty ressemble moins à l’Odyssée qu’aux voyages de la Famille Fenouillard, revisités à la sauce soixante-huitarde. De surcroît, quelle est sa valeur historique ? Thomas Piketty avait juste trois ans en mai 1974. Si, comme on croit le comprendre, le voyage a eu lieu peu après cette date, il est possible que ce « souvenir » soit une affabulation ou plutôt une reconstruction mentale de bonne foi, alimentée par les récits de ses parents.

Les sources disponibles laissent dans une certaine obscurité la période agraire de la famille Piketty. Son bilan économique fut, semble-t-il, peu concluant. Vincent Piketty a-t-il bénéficié de transferts familiaux ? Combien de temps cet épisode occitan a-t-il duré ? Apparemment, pas plus d’une dizaine d’années.

Dès 1986, en tout cas, les enfants Piketty sont scolarisés à Tours. Reconverti dans la recherche agronomique, leur père occupe un poste de technicien de recherche, vraisemblablement à l’INRA de Tours. De 1988 à 2013, il co-signera une vingtaine de publications scientifiques, notamment sur les ovins et les hormones liées à la fécondation des brebis : un sujet évidemment inspiré par sa précédente expérience bucolique. En 2001, il présente un mémoire d’ingénieur du CRA (centre régional associé) de Tours du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) intitulé « Contribution à l’étude de la liaison de la 2-[125I]-iodomélatonine et du récepteur de la mélatonine mt1 dans l’axe hypothalamo-hypophysaire du mouton ». C’est donc apparemment avec le titre d’ingénieur de recherche que Vincent Piketty termina sa carrière comme membre d’une équipe « Bios group » de l’INRA de Tours (2003-2014). Aux passions militantes de la jeunesse et au rêve rousseauiste du retour à la nature s’est substitué un parcours plus ingrat : celui du chercheur fonctionnarisé.

D’un élitisme à un autre : Thomas Piketty et son entourage familial.

En fin de compte, l’histoire de Vincent Piketty est donc celle d’une rupture, mais avec quoi ? Avec un certain élitisme économique, certes, qui repose sur le capital physique et financier et sur sa transmission familiale. Mais pas avec un autre élitisme, celui du capital humain. Les parcours des trois enfants de Vincent, à des degrés certes fort différents, en donnent une illustration.

Le benjamin, Matthieu Piketty, né vers 1980, gestionnaire d’une petite entreprise artisanale en Touraine, n’a pas eu la même réussite intellectuelle que son aîné. Mais son union avec une enseignante lui donne une bonne chance de faire fructifier le capital humain familial. Et lorsque ses enfants s’initient à la pratique d’un sport, ce n’est pas n’importe lequel : pas le foot, mais l’escrime.

Le parcours de Corinne, la cadette, ne manque pas d’intérêt. Née en 1974 au sein d’un couple de l’ultra-gauche, elle se retrouve, en 1992-1993, élève du lycée privé Massillon à Paris. L’école Massillon est un établissement privé sous contrat, placé sous l’égide de la Congrégation de l’Oratoire. Il est situé dans l’hôtel Fieubet, superbe bâtiment, classé monument historique, construit au 17e siècle dans le quartier du Marais à Paris (4e arrondissement). Le taux de réussite au baccalauréat était de 100 % en 2020 avec 94 % de mentions. Cette école a compté parmi ses élèves le Premier ministre Pierre Messmer et l’académicien Frédéric Vitoux.

Façade de l’hôtel Fieubet

Siège de l’école privée Massillon.
(photo Mbzt, 13 août 2017, sous licence Creative Commons Attribution, en ligne sur Wikipedia)

La première partie de la carrière de Corinne (1999-2014) s’est déroulée dans le cinéma en tant que secrétaire, puis chargée de production, et enfin comme productrice exécutive. À partir de 2012, elle se reconvertit dans le métier de consultant immobilier. Depuis juin 2019, elle apparaît comme conseillère en immobilier de l’agence immobilière haut de gamme I-TI au 2, rue de Penthièvre (Paris 8e). Le site de l’agence mentionne des commentaires élogieux de son travail.

Vers 2000, Corinne Piketty a épousé Sébastien Jean Guy Mourot, fils de François Yves Mourot, un médecin anesthésiste -lui-même fils de Guy Justin Max Mourot, officier de la Légion d’honneur, lieutenant-colonel de l’armée de terre- et d’Isabelle Geneviève Marie Nappée, fille d’un médecin de la Charente-Maritime. Le choix des prénoms de leurs deux premiers enfants, une fille et un garçon, témoigne d’une forte imprégnation familiale : on leur a donné, comme deuxième et troisième prénoms, respectivement, ceux des deux grands-mères et des deux grands-pères.

Tout semble indiquer, dans le profil et l’apparence extérieure de Corinne Piketty, un certain respect des codes de la bienséance bourgeoise et une aisance relationnelle élevée. Le moule familial élargi des Piketty et celui de l’école Massillon n’y seraient-ils pas pour quelque chose ?

Venons-en maintenant à Thomas, l’aîné. Son parcours et son entourage familial sont un concentré de ce qui peut se faire de mieux en termes d’élitisme intellectuel. Élève en prépa au lycée Louis-Le-Grand de Paris, normalien[1], il a successivement épousé, ou vécu avec, trois normaliennes : Nathalie Moine (sœur de deux autres normaliens et fille de Gérard Moine, énarque, haut fonctionnaire socialiste, artisan de la réforme de France Telecom, directeur de cabinet d’Édith Cresson), la future ministre socialiste de la culture Aurélie Filippetti, et actuellement Julia Cagé, économiste, sœur jumelle d’une autre normalienne. La reproduction de ce modèle se poursuit avec la génération suivante : la fille aînée de Thomas, Juliette, fut élève du lycée Henri-IV de Paris, autre pépinière des plus grandes écoles, et elle est devenue … normalienne.

Dans le n° 16 (numéro spécial 5e anniversaire) de The Fool on the hill, journal des élèves du lycée Henri-IV, Juliette Piketty est citée parmi les contributeurs dudit journal au cours des cinq années écoulées.

La liste de ces contributeurs est instructive. Outre Juliette Piketty, on y relève des noms évocateurs des meilleures familles de la bourgeoisie intellectuelle : à commencer par le rédacteur en chef, Constantin Vaillant-Tenzer, futur normalien, fils de Nicolas Tenzer, né en 1961, à la fois ancien de l’ENS, de Sciences-Po Paris et de l’ENA, directeur de la revue Le Banquet, ancien président de la branche française du réseau atlantiste des instituts Aspen.

La lecture de ce numéro spécial n’est pas moins intéressante. Ce journal reflète l’état d’esprit, les croyances et la totale bonne conscience de la future élite intellectuelle de la France, en partie héritière de la gauche caviar du début du XXIe siècle et, avant cela, de la génération des soixante-huitards. Ainsi, la gazette de nos futurs dirigeants en herbe rend compte de la journée de bioéthique tenue le 2 juin 2018 au lycée en sous-titrant fièrement en gros caractères : "Pr. Emmanuel Hirsh « C’est dommage que la loi ne soit pas faite à Henri IV »" (p. 7). Tout est dit.

Le capital au XXIe siècle, ou l’aristocratie des instruits.

De quoi le capital est-il aujourd’hui le nom ? Ce n’est plus tant un capital économique, matériel ou financier, comme au XIXe et au XXe siècle, qu’un capital humain, relationnel et réputationnel[2]. Sur ces terrains-là, Thomas Piketty est parvenu, et a de grandes chances de se maintenir, avec sa famille, bien au-delà de la tranche du 0,01 % le plus favorisé.

Derrière les apparences, le modèle de société symbolisé par Thomas Piketty n’est-il pas profondément aristocratique et inégalitaire ? Plus encore que le modèle capitaliste qu’il affirme combattre ? Ce modèle est le gouvernement des instruits, le monde des « philosophes-rois » de Platon. Au lieu de la ploutocratie (« tout le pouvoir aux riches »), l’idéal ici développé serait une sorte d’empire mondial de l’intelligence et du bien. Mais un empire radicalement nouveau.

Platon, et la pensée antique européenne avec lui, s’inscrivaient dans une vision certes inégalitaire, mais plurielle et cyclique de la société. Trois groupes se distinguent, les prêtres, les guerriers et les producteurs. Ils n’ont pas les mêmes fonctions sociales, et un bon équilibre entre ces fonctions est nécessaire pour que la société se maintienne et progresse. Mais cet équilibre est instable, il cède la place à des évolutions cycliques oscillant entre déclin et renaissance.

Thomas Piketty s’inscrit dans une autre tradition de pensée. Sa vision est plus proche de celle des millénaristes chrétiens, de Rousseau ou de Marx. Selon cette conception, l’histoire humaine est linéaire : elle a un début, un déroulement et une fin. Le début est heureux, le déroulement est tragique, marqué par l’apparition du mal et la lutte entre le bien et le mal ; le triomphe du bien marque la « fin de l’histoire ». Dans cette pensée-là, il y a peu de place pour le pluralisme : quels compromis, quels états intermédiaires y aurait-il entre le Bien et le mal, entre l’erreur et la Vérité ? La pensée linéaire tend ainsi à privilégier les solutions uniques, définitives, valables en tout temps et en tous lieux. Elle est, pour ainsi dire, par construction, universaliste et totalitaire.

Un empire mondial du vrai et du bien ne supprimerait pas l’inégalité. Au contraire, il la radicaliserait. Les valeurs de la sphère économique -concurrence, réciprocité, intérêt personnel-, celles de la sphère guerrière -courage, force-, seraient étroitement subordonnées à celles de la sphère intellectuelle -agilité de l’esprit, persuasion, moralité-, voire remplacées par elles : le pacifisme se substituerait à la légitime défense, l’obligation morale à la liberté individuelle. La politique envahirait tout, en accaparant les richesses et les capitaux privés, en réglementant les moindres comportements humains. Elle serait placée sous le contrôle d’une morale unique, d’une information uniforme. Les plus brillants cerveaux, dont celui de M. Piketty, seraient chargés d’éclairer le monde. Ils tireraient de leur capital humain des profits immatériels -notoriété, réputation, auto-satisfaction-, des gains de puissance et des avantages fonctionnels non moins inégalement répartis que les profits capitalistes. La perpétuation de ces inégalités ne serait pas moins solide que celle des inégalités financières.

Les inégalités des patrimoines intellectuels humains sont déjà présentes dans le monde d’aujourd’hui. Mais elles ne sont pas les seules présentes : il s’y ajoute des inégalités de potentiel guerrier et, surtout, des inégalités de succès économique et des inégalités de patrimoines matériels, qui ne s’appliquent pas exactement aux mêmes individus. Cela rend l’inégalité plus complexe, plus diverse, plus diffuse, moins polarisée. Dans une société « pikettyenne », la nouveauté serait l’accroissement de la polarisation autour d’un critère principal : le niveau d’instruction.

Serait-ce jugé moins injuste ? Serait-ce mieux toléré ? On peut fortement en douter. On peut aussi douter que M. Piketty soit le mieux placé pour mettre cela en cause : ce serait scier la magnifique branche tout en haut de laquelle il trône.

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Vos réactions à cet article (4) :

Les PONX sont des inégalistes qui s’ignorent

le 14 juillet, 13:10 par zelectron

Piketti élucubre du haut de sa fake-intelligence sans savoir de quoi sont fait ses rêves, pardon cauchemars.
Si le pogrom, zut décidément, le programme de Piketti était appliqué rien ni personne ne pourrait empêcher la vente de la France à la découpe, sauf à lui réserver des revenus suffisants (comme lui-même) jusqu’à la quatrième génération de ses descendants.

Belle enquête, joli travail, bien écrit

le 14 juillet, 22:02 par Moulin

Belle enquête, joli travail, bien écrit.

Un vrai sujet de temps en temps abordé : autrefois on se mariait dans sa classe sociale. Aujourd’hui, on se marie dans son milieu étudiant. Comme, chut...tabou, le QI des enfants est lié au QI des parents ... l’ascenseur social dans les pays riches fonctionnera moins bien et la légitimité des élites auprès de la population va continuer de s’affaiblir. Hypothèse plus menaçante que la fausse hypothèse Piketty que le capital ait mondialement un rendement supérieur à la croissance mondiale ( que le capital, mobile, ait un rendement plus fort que la croissance des pays vieillissants et socialisés est par contre suffisant pour les démiurges de ces pays).

Le capital Piketty au XXIe siècle.

le 18 juillet, 11:16 par Henimann

Merci Philippe pour cette enquête très approfondie et révélatrice des moeurs de la gauche caviar égalitariste, qui a bien compris la prééminence du capital humain sur celui du capital matériel, et confie l’éducation de ses enfants aux meilleures écoles de la république ou privées si nécessaire ... à l’instar du nouveau ministre de l’Education Nationale Papp N Diaye
Et cette inégalité entre élites et le reste de la population ne va pas s’améliorer, avec le nivellement par le bas de l’éducation nationale, qui ne va pas tarder à atteindre même Louis le Grand et Henri IV !


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