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La liberté en déshérence

On nous parle beaucoup, ces derniers temps, de la liberté, et des coups de canif que lui porteraient les Etats dans le cadre de la lutte contre la COVID. Inattendue et subite cette maladie protéiforme bouleverse nos activités de vie en vagues successives sans que l’on en voie la fin. Ses trois conséquences principales, outre la maladie elle-même sont une sur-morbidité non négligeable, une saturation récurrente des services de santé et une désorganisation significative de l’activité économique, voire de la vie tout court.

Pas de réel remède encore disponible mais deux voies « préventives » qui semblent en atténuer les effets : la distanciation physique des personnes « à tout prix » ainsi que la vaccination. Pourtant près de 10 % de la population, en France par exemple, se refuse à tirer les conséquences de l’existence de cette épidémie et de la nécessité de la contenir. Elle refuse plus ou moins les bonnes pratiques recommandées, ainsi que la vaccination, et se livre à des manifestations récurrentes dès que l’on cherche à obliger soit à faire des gestes pour finir assez simples, soit à recevoir un vaccin alors qu’elles ont déjà subi près d’une dizaine de vaccinations depuis leur naissance : BCG, DTTA&B, Polyo, Rougeole, Rubéole, … avec de temps en temps, bien entendu, des ratés mais tout de même avec des avantages plus que prouvés par rapport à leurs inconvénients. Faute de trouver des arguments scientifiques convaincants, ces résistants ont enfourché une argumentation basée sur la contestation de leur liberté. Peut-être, mais il me semble que celle-ci est bien autrement bafouée par une croissance exponentielle des réglementations et obligations qui nous tombent sur la tête jour après jour, de manière de plus en plus intrusive.

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Un premier exemple : la diabolisation de l’automobile

Si vous habitez la campagne ou en banlieue, voire dans des petites communes, vous ne comprendrez tout simplement pas pourquoi et comment on devrait se passer de cet extraordinaire moyen de déplacement. Il n’empêche, si vous êtes à Paris par exemple mais aussi dans de nombreuses autres agglomérations, vous êtes devenus une sorte d’intouchable : plus le droit de circulation, plus de droit de stationnement, plus de droit de « vitesse » au-delà des 30 km/heure (moins vite que la plupart des trottinettes ou vélos électriques), une bonne partie des voies supprimées, et vous devrez supporter sans broncher une nuée de personnes zigzaguant dans tous les sens ignorant même l’existence d’un quelconque code de la route, lequel est d’abord en définitive un code de cohabitation.
Le dernier avatar de la voiture a été récemment décrit dans « le Figaro » et concerne un exemple de SUV : l’Audi Q7 diesels. Ne voilà-t-il pas que les écologistes, suivis par nos fabricants de décrets, ont découvert que plus un véhicule était lourd, moins il était écologique ! Il a donc été décidé de taxer sous la forme d’un malus. Dans cet exemple ce véhicule qui coûte 72 000 € à l’achat devrait d’après le nouveau décret payer 6 600 € dus à son poids spécifique, ce qui porte le malus total à 38 694 € ! Mais il a été établi une règle, affinant la précédente , qui précise que le malus ne peut pas dépasser 50 % du prix du véhicule. Ce dernier est donc ramené à 36 000 € ! Dernier prix. Avouons que cela ressemble fort à une quasi interdiction de la voiture. Heureusement, au dernier moment, le rédacteur de cette privation manifeste de liberté s’est rappelé qu’il existait parfois des familles nombreuses avec trois ou quatre enfants : dans ce cas, sera appliquée une minoration.
Voici très exactement un exemple de privation concrète de liberté de choix dont personne ne se soucie et qui n’a fait l’objet d’aucune manifestation, tout en influant largement sur notre mode de vie et les choix des uns et des autres. Entre-temps les fabricants de voitures ont diminué largement la consommation des véhicules et continuent chaque année à progresser dans cette voie, peut-être un peu plus intelligente et un peu plus libre. Accessoirement, on vient de renforcer le monopole de la SNCF en interdisant la concurrence des avions sur les « courtes distances » ! Résultat concret : les prix de la SNCF flambent et les grèves continuent. La liberté de mobilité est morte !

Deuxième exemple : un encadrement inextricable du logement

Logement que vous avez le droit soit de posséder, soit de louer en tant que propriétaire. Il n’est bientôt plus question de pouvoir construire une maison individuelle alors que la France est le pays vide de l’Europe avec environ 120 habitants au kilomètre carré là où les Belges sont à 375 et les Hollandais 460 ! Si vous investissez pour louer, vous serez quasiment à la merci totale de votre locataire, et non seulement réglementé en matière de fixation du montant initial du loyer mais aussi en termes d’évolution. Parallèlement le parc social et subventionné doit s’étendre chaque année sous peine de pénalités pour les communes récalcitrantes ou qui posséderaient des terrains à des prix incompatibles avec ce type de logement. Pendant une longue période un argument massif de la mairie de Paris a été que 85 % des parisiens pouvaient justifier d’une aide pour leur logement ?!
Accessoirement la France est en train d’abandonner progressivement la taxe d’habitation - on se demande au demeurant comment seront financées les collectivités locales dans le futur sinon avec des compensations de l’État qui disparaissent en général dans le temps. Très probablement par une hausse des taxes foncières payées par les propriétaires et des taxes d’habitation des résidences secondaires qui ont déjà pris en trois ans souvent près de 60 % d’augmentation. Dans ces conditions il me semble raisonnable d’accepter que la liberté du logement ait disparu. Chaque citoyen a droit à une résidence principale, laquelle doit être en parallèle son domicile fiscal, mais doit oublier toute implantation ailleurs.

La liberté de logement a disparu, morte la liberté du gîte !

Le troisième exemple est celui des placements financiers : touchés par la loi Pacte, ils devront bientôt proposer des produits comprenant obligatoirement des placements dans l’économie verte et/ou sociale et solidaire. Plus question de s’intéresser au rendement ou à la plus-value dans le cadre de son épargne. À partir de maintenant ce qui compte, c’est la vertu. Comme beaucoup d’autres j’ai reçu ces jours-ci une information de la MACIF, fleuron s’il en est de l’ESF et qui déroule une impressionnante campagne de publicité à la télévision, se prévalant de consacrer 75 % du montant des primes perçues au remboursement des sinistres, ce qui signifie tout de même que 25 % partent en rémunération des employés et des sociétaires, mais pas en dividendes ! Ça, c’est du social ! J’aimerais bien avoir l’avis des uns et des autres sur ce taux appliqué aux citoyens individuels, mais qui me paraît largement supérieur à celui appliqué à des clients « de masse » comme les sociétés qui examinent chaque année le rapport entre les primes versées et les remboursements perçus. Même sociale et solidaire, l’assurance reste un métier confortable dans le monde du principe de précaution.
Dans tous les cas, ne cherchez pas : dans quelque temps on vous en mettra d’office dans votre contrat d’assurance-vie, s’il existe encore.
Toujours dans le domaine de l’épargne, on agite beaucoup à ce jour le dossier des successions. Est-il normal, et moral, que certains touchent et d’autres pas, ou moins. Voici revenir au galop le problème des inégalités. La première réponse, déjà souvent donnée, et que les successions ont d’une manière générale déjà payé l’impôt lorsqu’elles se sont constituées. Recommencer au moment d’un transfert c’est quelque part une double peine. Plus innovants d’aucuns imaginent de comptabiliser, depuis la naissance jusqu’à la succession, l’ensemble des avantages donnés par des parents à leurs enfants, ce qui pourrait constituer une sorte de succession globale. Dans un pays qui n’est pas capable de faire la somme des aides qu’il apporte aux individus dans le besoin, cela ne manque pas d’un certain sel, non ?
On voit déjà le petit garçon, à la fête à Neu-Neu, courant après son père pour lui rappeler qu’il n’a pas inscrit dans son carnet de succession la barbe à papa qu’il vient de lui offrir… qu’importe, l’État, et en l’occurrence, la majorité de nos députés, envisagent sérieusement de décompter une sorte de flot successoral tout au long de la vie pour le taxer un peu plus et le redistribuer à son goût. Normalement, Sacha Guitry devrait ressusciter, lui qui prônait la dépense immédiate et complète, parce qu’elle faisait plaisir et qu’elle faisait marcher le commerce, réservant la taxation aux seuls épargnants, pour lui des avares. Morte la liberté de l’épargne !
Le 20 octobre, dans un discours qui a tout de même marqué beaucoup de parents, même s’ils n’ont pas profité personnellement de cette possibilité, le président Macron a indiqué que désormais il ne serait plus possible d’instruire soi-même son enfant en dehors de l’école. Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre la raison de ce choix, mais il n’y a pas non plus besoin d’être grand clerc pour comprendre que les parents ne peuvent pas accepter que l’État s’arroge définitivement le droit exclusif d’éduquer leurs enfants et pas simplement de les instruire. Au demeurant les syndicats de l’Education Nationale veillent jalousement sur les limites du développement des écoles privées (20 % des places) et pourtant il y a de la demande ! Ligotée, la liberté d’instruire !
On pourrait encore parler de l’alimentation, car à côté de normes de sécurité ou de nutrition scientifiques on voit fleurir chaque jour des obligations dans les cantines scolaires notamment de produits bio, voire végan, voire naturels ou locaux… qui nous dépossèdent de nos choix alimentaires (morte la liberté du pain !) ; et celle de la culture, où les chaînes de télévision d’État distillent jour après jour les valeurs, les normes, les choix… de castes autoproclamées. Et de bien d’autres domaines encore. Quant au travail, notre Code est 10 fois plus épais que celui de la Suisse ! Pas besoin, je pense, d’autre démonstration.
Par bonheur nous pouvons encore nous habiller à notre guise (enfin à peu près…) Reste donc la liberté du « vêtir ».

Curieusement, ce cadrage permanent de nos choix et décisions par l’appareil étatique et réglementaire - lequel commence à s’approcher dangereusement de la Stasi - (pour le moment encore, dénonciation en moins) - me paraît en définitive bien plus dangereux pour notre liberté et notre libre arbitre que les quelques obligations « sécuritaires » que l’on nous a distillées au fil du temps en raison de la COVID. Certes elles entravent notre liberté mais nous sommes devant un problème de sécurité collective dont nous connaissons encore très mal l’équation et malheureusement déjà les conséquences mortifères. Considérons que pour le moment et comparés à des pays similaires, nous avons échappé au pire.

Il ne serait que temps de manifester pour notre vraie liberté, celle de piloter notre destin !

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Vos réactions à cet article (4)

La liberté en déshérence

le 4 janvier, 10:26 par massen muddi

ils entretiennent artificiellement la peur par tous les moyens de war propaganda Goebbelsiens à leur disposition pour pouvoir accélérer le great digital reset de leur new digital world order of grosse Scheisse. Et vous ne l’avez toujours pas compris. vous êtes vraiment des tarés obsédés de leur seul nombril franséh de merde

La liberté en déshérence

le 4 janvier, 12:07 par ge39

Le premier des milliardaires français, le propriétaire de l’OREAL, vous le dit chaque jour. "Parce que vous ne valez rien". Souvenez vous, dans l’affaire judiciaire de L’OREAL, quel président français, allait récupérer son "enveloppe" pour ses "affaires politiques". Et il est toujours en "libertés" errantes.
Quant à ses successeurs, nous avons eu droit à la liberté d’inconséquence pour le premier et d’amateurisme pour ce dernier.
La trilogie de la ripouxblique devrait être remplacée par "Travail, Famille, Patrie’. car ceux qui ont "remplacé" leurs libertés pour leur "petite" santé, auront la double peine de mourir seuls et ruinés.
Je souhaite pour 2022, que le "progressisme" qui a détruit la France de l’intérieur, disparaisse du dictionnaire politique à jamais. Malheur au pays dont le président est un enfant.

A côté de la plaque

le 4 janvier, 15:28 par Onurb

Cet article ne me fait pas regretter de ne pas avoir donné à l’IRDEME cette année, et je ne suis pas certain de donner de nouveau.
Juste pour remettre les choses au point
 le vaccin ne fonctionne pas pour arrêter les contaminations
 s’il est efficace pour les formes graves, il ne faut vacciner que les personnes à risque (au 30 novembre, 77% des hospitalisée et 66% des réanimations avaient plus de 60 ans). Ceci étant dit, y croyez-vous vraiment ou avez-vous demandé (comme d’autres personnes de votre âge que je connais) à vos enfants un test négatif pour Noël, en refusant de les voir s’ils sont positifs ?
 le vaccin est en autorisation provisoire et n’est pas aussi sûr que les vaccins dont vous parlez qui ont plusieurs années de recul (j’espère que vous comprenez qu’une expérimentation sur 12 mois ne donne aucune indication sur des effets à 2 ans, quel que soit le nombre de personnes dans l’expérimentation)
 la surmorbidité est relative et guère plus élevée en 2020 qu’une mauvaise année de grippe
 la saturation des services de santé peut être évitée en vaccinant les personnes à risque de s’y retrouver et en mettant en œuvre une politique de prévention et de traitement des personnes atteintes (un autre contributeur de ce site insistait sur l’importance de la vitamine D ou du zinc, certains médicaments sont aussi efficaces, si on laissait les médecins de ville traiter. Je vous laisse prendre connaissance de cet essai en double aveugle, randomisé sur l’effet du ciclésonide sur les hospitalisations (spoiler -80%) https://jamanetwork.com/journals/ja ...
 la désorganisation de l’activité économique est une conséquence des décisions politiques et n’est pas aussi importante dans d’autres pays où les gouvernements ont pris d’autres décisions
 Vous vous plaignez du contrôle toujours plus excessif de l’état sur la liberté d’user de ses biens (déjà sacrément taxés), sans voir que vous soutenez une politique de restriction des libertés bien plus grave (limitation de la liberté de circulation, baisse de la santé mentale notamment chez les jeunes...).
Les décisions que vous dénoncez entrent dans le même champ que celles que vous défendez : d’après le gouvernement, elles sont prises pour votre bien (éducation, santé, environnement, lutte contre les inégalités...).
Sauf que dans un cas, vous êtes vaccinés avec plaisir et n’êtes pas touchés, alors que dans l’autre, elles touchent votre argent.
Votre combat serait plus audible si vous vous opposiez complètement à l’emprise étatique sur nos vies (voir aussi les publicités récentes pour "contrôler" les jeunes parents), plutôt que sur les points qui ne concernent que votre situation.
Quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir de l’utilité de la vaccination (dont même Delfraissy dit qu’elle n’empêche ni la contamination, ni la transmission), on ne peut, à mon avis, pas accepter qu’elle soit utilisée pour limiter la liberté d’aller et venir de certains (les voyages en train), qu’elle soit imposée aux enfants pour lesquels le bénéfice est moindre que le risque.
Vous qui avez certainement plus d’expérience que moi, savez bien que l’état ne revient jamais en arrière, et que tout ce que vous acceptez (les quelques obligations « sécuritaires ») sont là pour rester (d’ailleurs, pas de date d’expiration prévue pour le passe vaccinal).
Ne venez pas vous réveiller dans 2 ans quand ce président (ou son clone) aura voté un passe climatique qui vous limitera la quantité d’essence ou d’électricité que vous pourrez utiliser (pour ne pas faire sauter le réseau ou nuire à la planète). Je sais que vous êtes plutôt opposé à la politique énergétique, mais c’est ce qui vous (nous) pend au nez si on accepte ces quelques désagréments sanitaires.
N’oubliez jamais que les libertés auxquelles vous renoncez sont celles que vos petits-enfants ne connaîtront pas.

La liberté en déshérence

le 5 janvier, 14:46 par Edith Didelot

C’est vrai que nous sommes de plus en plus coincés par toutes ces rėglementations qui nous tombent sur la tête sans que nous puissions nous y opposer. C’est pourquoi je pense qu’il ne faut pas admettre le pass vaccinal. On doit pouvoir refuser de se faire vacciner et, par là même,accepter de vivre une vie sans transports en commun,voyages,cinėma,restaurants et avec très peu de relations sociales.. Je le dis avec d’autant plus de force que j’ai délibérément été me faire vacciner 3 fois pour rester libre de mener la vie qui me plaît ( et non par altruisme) .C’est mon choix,mais d’autres devraient garder la liberté de penser et d’agir autrement.Nous nous protégeons personnellement en nous faisant vacciner,la preuve en est que j’ai attrapé le Covid récemment sans être vraiment malade.
Si d’autres prėfèrent risquer leur vie,c’est leur problème,et quand j’entends dire qu’on ne devrait peut-être pas les soigner,je sors mon escopette !! On ne peut pas empêcher les gens d’être stupides mais je me battrai pour que même les idiots restent libres de leur choix

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