La Démographie des Entreprises portée par des chefs d’entreprise

IRDEME EPLF


L’Accre : mauvaise bonne nouvelle pour les créateurs d’entreprises

À partir du 1er janvier 2019, tous les créateurs et repreneurs d’entreprises seront éligibles à l’Accre, aide à la création ou reprise d’entreprise, qui pour le moment concerne principalement les demandeurs d’emploi. Mais ce ne sont pas l’Accre ni les autres aides de l’État qui vont relancer les créations d’entreprises et résoudre le chômage…

L’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise (Accre) consiste en une exonération partielle de charges sociales pendant les douze premiers mois d’activité.

Rejoignez Entrepreneurs pour la France :
Recevez notre lettre
Yves Buchsenschutz Soutenez l'IRDEME
et la Recherche

Actuellement certains créateurs et repreneurs d’entreprise (essentiellement les demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minima sociaux) dont les revenus d’activité sont inférieurs au plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 39 732 euros en 2018, peuvent bénéficier, sous certaines conditions, de l’exonération de cotisations sociales « Accre » pendant les douze premiers mois d’activité (ou trois ans pour les micro-entrepreneurs).

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 prévoit qu’à compter du 1er janvier 2019, tous les créateurs et repreneurs bénéficieront de cette exonération (renommée « exonération de début d’activité ») qui sera, comme actuellement, totale en cas de revenu annuel inférieur aux trois quarts du plafond de la Sécurité sociale, et dégressive entre les trois quarts du plafond et le plafond.[1]

Ainsi, l’État continue de montrer son désir d’aider les entrepreneurs et de relancer les créations d’entreprises en France pour résoudre le chômage. Mais, encore une fois, la solution n’est pas bonne. Si la mesure n’est pas mauvaise en soit, il est naïf de croire que l’Accre et les autres aides de petits montants fournies par l’État aux créateurs et repreneurs d’entreprises, puissent avoir un effet visible sur le chômage. Seule la création et le développement d’une multitude de jeunes entreprises à forte croissance pourront en avoir un. Et pour les faire émerger, leurs besoins de financement et d’accompagnement sont bien plus considérables.
Ce sont les business angels et non l’État qui sont les mieux placés pour les leur fournir. Au vu du caractère risqué de l’investissement dans des jeunes entreprises, de nouvelles incitations fiscales sont cependant nécessaires.

Continuer la lecture :

Indemnisation du chômage :

Indemnisation du chômage :

Cette France qui rêve …

Gérard Dosogne,
Baisse du chômage : profitons-en pour agir !

Baisse du chômage : profitons-en pour agir !

Claude Sicard,

Et si la France se remettait en marche

Et si la France se remettait en marche

Yves Buchsenschutz,
Assurance chômage : un étatisme brouillon

Assurance chômage : un étatisme brouillon

Bertrand Nouel,

Réforme de l’assurance chômage

Réforme de l’assurance chômage

Bertrand Nouel,
Mettre en œuvre des discours généreux est plus difficile que de les prononcer. Une expérience vécue.

Mettre en œuvre des discours généreux est plus difficile que de les prononcer. Une expérience vécue.

Hervé Gourio,


Vos réactions à cet article (1)

le goût âcre . . .

le 1er février 2018, 02:49 par zelectron

Le saupoudrage continue de plus belle, de mesurettes en actions sibyllines on en arrive toujours au même point : l’état prend 100 et ne redistribue que 30 à 40 du fait des frais parasitaires qu’il a lui-même suscité au nom d’un contrôle "démocratique" qui lui sert de paravent pour ses incapacités/incuries plus que chroniques (disons perpétuelles ?).

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 css js

FERMER

Inscrivez-vous à notre lettre (gratuite)
et accédez à des contenus exclusifs :

En continuant la navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation des cookies