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Greta Thunberg demande la réhabilitation du nucléaire

« Alors que la première semaine de la conférence touche à sa fin, la déception est de mise chez de nombreux militants, à l’image de l’une des plus célèbres d’entre eux, la Suédoise Greta Thunberg  », observe Le Temps. « Pour les militants, les engagements pris par les États dans le cadre de la COP26 sont pour l’heure largement insuffisants ».

Prenant la parole devant des milliers de militants en herbe – et d’autres plus chevronnés –, Greta Thunberg n’a pas pris de gants : « Ce n’est un secret pour personne que la COP26 est un échec », a-t-elle lancé, selon la BBC. « Les personnes au pouvoir continuent à vivre dans leur bulle », a-t-elle ajouté, qualifiant la conférence sur le climat de « célébration du statu quo et du bla-bla » par une bande de « rois nus ».
Malheureusement, son discours est extraordinairement comparable à celui des responsables politiques qu’elle critique : mis à part ses cris d’orfraie (lesquels ne sont pas par ailleurs forcément inutiles il est vrai) on aimerait bien qu’elle propose quelque part des solutions ou au moins des pistes, autres que du bla-bla-bla, principale qualification qu’elle utilise concernant tous les autres.
Admettons avec elle (ce qui n’est malheureusement pas prouvé) et avec les observateurs du GIEC, que le réchauffement climatique est une réalité nouvelle et qu’il soit effectivement « anthropique », c’est-à-dire provoqué par l’activité humaine.[1]
Les seules solutions qui émergent de son indignation semblent être « qu’il faut faire quelque chose ! » et que « c’est très urgent » A ce discours, on peut avoir envie de répondre : faire quelque chose certes, mais quoi ? Quant à transformer l’urgence de la situation en rapidité des actions, encore faut-il savoir lesquelles. Ceci pourrait être quelque part les conclusions de la COP 26 et nous donnerait des indications sur la marche à suivre.
Une fois de plus, répétons que les bienfaits de la civilisation développée reposent globalement sur la consommation d’énergie.

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Hypothèse 1 : on renonce aux bienfaits de la civilisation développée. Mademoiselle GT ne le dit pas comme cela mais cela revient tout de même en filigrane. Pourtant cette dernière, de notoriété publique, ne sillonne pas le monde en pédalo, vient d’intégrer un appartement personnel pour ses 18 ans ce qui ne va pas dans le sens de la baisse de la consommation de logement et possède deux chiens : un labrador et un golden retriever qui ne sont pas, que nous sachions, de purs esprits qui vivent d’affection et d’air pur. Mademoiselle GT ne semble pas, même à sa modeste échelle personnelle, s’engager vers une vie frugale susceptible d’aménager son mode de vie pour limiter les émissions de CO². Pour être juste d’ailleurs, nombreux sont les gens prêts à aménager leur vie ; moins nombreux sont les volontaires ascètes, façon Saint Jérôme, en particulier dans les pays encore en voie de développement
Hypothèse 2 : on tente par tous les moyens d’obtenir le même résultat en dépensant moins d’énergie. Économiquement, cela s’appelle de la productivité. C’est certainement faisable (Toute l’histoire de l’enrichissement de la collectivité humaine est basée sur ce système) mais cela a deux inconvénients ou plutôt des difficultés : cela est long et lent, et assez souvent cela demande des investissements importants. Nous voyons poindre deux difficultés majeures : la lenteur du changement et l’immensité des moyens à y consacrer.[2]
Hypothèse 3 : on s’intéresse à la démographie. La crise que nous vivons est d’abord et avant tout une crise dûe à un accroissement quasi exponentiel de la population mondiale. Or tout être humain qui naît est un consommateur d’énergie potentiel à terme. Limiter la population n’est certes pas un objectif facile (voir la Chine) mais il donne des résultats (voir également la Chine dont l’explosion économique est assez largement issue de ce choix). Il impose par contre des délais importants car il a une grande inertie !
Hypothèse 4 : arriver à obtenir une énergie « propre » c’est-à-dire, principalement, qui n’émette pas ou peu de CO², ou de produits annexes ayant le même type de conséquences sur l’effet de serre comme le méthane etc. à date nous ne possédons malheureusement que des énergies fossiles, donc émettant du CO², donc recalées, des énergies dites « renouvelables ». Essentiellement l’éolien et le solaire, lesquelles sont recalées pour cause de disponibilité aléatoire d’une part ainsi que de coût d’investissement et difficultés d’installation pour les résultats « écologiques » qui en cycle de vie complet ne semblent pas encore réellement convaincants. Dans l’état actuel des connaissances et des expériences pourtant menées à grande échelle, ces solutions ne peuvent être globales sans l’apport de compléments historiques fossiles. La seule énergie « propre » du point de vue de l’effet de serre est le nucléaire dont de nombreux écologistes convaincus commencent à penser qu’il est la seule issue disponible à date. Le professeur explorateur Etienne par exemple fait remarquer que le seul inconvénient réel et constaté du nucléaire et qu’il est né dans une bombe au lieu de naître dans une usine ! (La dynamite, explosif bien connu, a eu probablement la chance de naître dans les mines avant d’autres exploitations ce qui lui a permis, accompagné par le prix Nobel, son inventeur, de ne pas être voué aux gémonies comme l’atome ou dans une certaine mesure le TNT). Nous avons, pourvu qu’on veuille bien ouvrir les yeux, une solution disponible : le nucléaire. Elle a de plus l’avantage de pouvoir se gérer à deux niveaux : rapidement et à moindre investissement en prolongeant la vie des centrales existantes et à plus long terme par le développement de cette filière qui fonctionne déjà en Chine ( ce pays prévoit de construire 150 nouvelles centrales de ce type dans le futur pour 380 milliards d’euros ).
Hypothèse 5 : trouver des solutions pour éliminer le CO² excédentaire : de nombreuses études et projets sont en cours mais on est encore loin de solutions industrielles et massives.
Autres hypothèses : toutes les hypothèse ci-dessus sont susceptibles d’améliorations et le plus souvent l’objet de recherche : on ne sait malheureusement pas encore aujourd’hui stocker l’électricité sauf très partiellement par exemple sous forme d’hydrogène, on ne sait pas non plus faire fonctionner un réseau électrique déséquilibré entre production et consommation, on ne sait pas encore éliminer la totalité des déchets du nucléaire mais des recherches sur la fission sont en cours… des mini-centrales pourrait être envisagées également…

En résumé : Greta Thunberg pourrait très bien remplacer son bla-bla personnel en demandant à la collectivité mondiale d’accepter la réhabilitation et l’utilisation massive du nucléaire y compris par la prolongation de la vie des centrales existantes ainsi qu’un programme de planning familial universel, lequel a d’ailleurs déjà existé dans les années Reagan. Un programme massif de productivité énergétique assaisonné d’une dose raisonnable de frugalité pourrait efficacement d’ailleurs l’accompagner.

NB : dans le même état d’esprit, il est intéressant de noter que « courrier international » journal sérieux et engagé qui a consacré la totalité de son exemplaire de début octobre au climat a consacré sur 67 pages : une page au nucléaire mais concernant le débat France Allemagne et une demie à la démographie d’Israël, car ce pays éclate dans ses frontières ! Nous ne sommes pas franchement dans des solutions.

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Vos réactions à cet article (1)

Greta Thunberg demande la réhabilitation du nucléaire

le 18 novembre, 15:01 par Breynaert

Bonjour,
Article intéressant. Je suis d’accord sur le fait que de critiquer sans proposer ne fait pas avancer les choses.
Le nucléaire est une solution court terme pour répondre à notre demande croissante en énergie tout évitant l’émission de gaz à effet de serre. cependant cela m’interroge sur plusieurs points :
 Que fait on des déchets nucléaire que nous devrons gérer pendant des milliers d’années ?
 Y a t-il de la recherche sur le traitement des déchets radioactif ?
 A t-on réellement besoin de cette quantité d’énergie au regard du gâchis que notre espèce génère ?
 Je pense que nous pourrions être beaucoup plus sobre tout en améliorant notre qualité de vie.
Posons nous quelques questions simples :
 A t-on besoin d’aller s’enfermer dans un hôtel luxueux à l’autre bout de la planète pendant nos vacances ?
 A t- on de besoin d’utiliser une voiture de plus d’une tonne pour déplacer une personne de 80kg sur quelques km ?
 A t-on besoin d’avoir des objets connectés (ampoule par ex) qui consomme en veille 0.5W ?
Si on fait l’hypothèse qu’il y a 20 ampoules connectées réparties dans 30 millions de foyers cela fait une consommation de 0.5*20*30000000=300MW de puissance à fournir pour simplement maintenir en veille des ampoules connectées c’est un peu désolant n’est ce pas ?
Bien évidement ma liste est loin d’être exhaustive. Je ne parlerai pas des voitures électriques ou hybrides qui sont de vraies mauvaises bonnes idées.

Je ne suis pas un écolo qui veut revenir à la bougie, mais je pense qu’il y a un juste milieu entre le gâchis d’aujourd’hui et la frugalité des écolos à 2 €.

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