La Démographie des Entreprises portée par des chefs d’entreprise

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Gregory Mankiw au secours du 1%

Le 1% est l’ensemble des individus qui sont dans le centile (la centième partie) de la population qui ont les plus hauts revenus. Ce sont eux qui sont accusés par les égalitariens (Piketty, Saez, Stiglitz, etc.) de prélever une part indue du revenu national et de bloquer ainsi le développement économique.

Nous avons déjà montré que ce sont ces égalitariens qui sont, plus que vraisemblablement, la cause de la faiblesse de la reprise américaine et d’un chômage élevé en menaçant et taxant l’essentiel du 1% constitué de petits entrepreneurs, et qui ne veulent plus prendre en compte les risques qu’entraîne l’innovation.

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Mais il est intéressant de voir plusieurs économistes de renom tels Robert Solow, Hunter Lewis, etc., mettre en doute le raisonnement de ces égalitariens.

L’un des plus convaincants, et qui n’a pas hésité à afficher dans le Journal of Economic Perspectives de l’été 2013 « Defending the One Percent » (« À la défense du 1% »), est Grégory Mankiw, professeur d’économie à Harvard. Il a notamment publié « les 10 principes de l’économie » tiré à 20 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Il débute son essai avec l’histoire d’une société fictive où tous seraient égaux en revenus et où soudain apparaîtrait un Steve Jobs, ou une J.K. Rowling avec son Harry Potter, ou bien un Steven Spielberg. Tous veulent leur acheter leur innovation. On se retrouve ainsi dans une économie avec seulement un vendeur, et tous les autres acheteurs. L’entrepreneur se retrouve ainsi beaucoup plus riche que tous les autres, et la société est devenue très inégalitaire. Cette inégalité justifie-t-elle que la société se prive de l’apport des innovateurs ?

Nous reviendrons sur quelques points fondamentaux de cet essai qui nécessitent une analyse plus approfondie. Mais pourquoi penser que les revenus les plus élevés sont ceux d’accapareurs de rente ?

 1. Il est déjà connu, à la suite de multiples travaux, que les hauts revenus ont évolué. Il y a eu une substitution, à la tête des revenus, du muscle par la cervelle. Il y a 100 ans, c’est celui qui était le plus fort qui avait le plus de chances d’être recherché par le marché. De ce fait d’ailleurs, le maximum des salaires s’observait vers 50 ans, âge après lequel la force musculaire commence à baisser. Maintenant, c’est le savoir qualifié qui est le plus recherché et la montée des revenus se poursuit au-delà de la soixantaine.

 2. Quel que soit l’effort déployé pour améliorer la qualification, notamment par un enseignement performant, la transmission intergénérationnelle des revenus est en très grande partie commandée par les gènes, dont l’effet est trois fois plus important que la transmission héréditaire. (voir « mobilité sociale et intelligence »).

 3. Une grande part de l’argumentation de la gauche est fondée sur des prémices faussées. Par exemple, l’affirmation fameuse de Warren E. Buffett disant que les riches ne payaient pas assez en citant son propre exemple : lui 17,7% de son revenu taxable, sa réceptionniste 30%. Il est vraisemblable que les 30% contenaient la taxe sur les salaires (couvrant la Sécurité sociale, qui, aux USA, veut dire les cotisations retraites) alors que ses 17% découlaient des taxes sur le capital, plus-values et « qualified dividends » taxés à 15%, mais après un impôt de 35% sur les bénéfices.

Au final, Gregory Mankiw pose une question simple : jusqu’à quel niveau le revenu doit-il être taxé pour satisfaire ce que nous désignons en France par justice sociale ? Peut-on être aidé par l’idée que les riches profitent de l’infrastructure fournie par les gouvernements, la sécurité, la justice, la défense, l’éducation, les routes, etc. ? D’après le Congressional Budget Office, le 1% américain payait en moyenne 28,9% de ses revenus en 2012 contre 1% pour les 20% les plus pauvres. Est-ce trop ? Est-ce trop peu ?

Et avec le temps, une fraction de plus en plus importante des dépenses gouvernementales va, non vers les infrastructures ou une meilleure éducation, mais simplement vers la redistribution de la richesse, note Gregory Mankiw.

Nous pouvons ajouter qu’en France, les grands bénéficiaires de la redistribution ne sont pas les pauvres mais la fonction publique. Et il semble bien que les USA prennent le même chemin. Peut-on dire que l’on a rendu la société plus égalitaire en enrichissant ceux qui sont payés par l’État et en multipliant en contrepartie les chômeurs ?

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Vos réactions à cet article (2)

Gregory Mankiw au secours du 1%

le 4 mai 2014, 21:07 par Picsou75

je n’ai pas bien compris la phrase : "la transmission intergénérationnelle des revenus est en très grande partie commandée par les gènes, dont l’effet est trois fois plus important que la transmission héréditaire. " Pouvez vous me préciser ce point ?
Merci !

# Gregory Mankiw au secours du 1%

5 mai 2014, 11:20 - Dominique

Les chercheurs ont calculé que la probabilité d’un individu né dans une classe de revenus de se retrouver dans cette classe de revenus à l’âge adulte était de # 11% par transmission de fortune, # 40% par transmission du QI qui est essentiellement par les gènes (voir article référencé dans le papier).

Gregory Mankiw au secours du 1%

le 5 mai 2014, 11:20 par Dominique

Les chercheurs ont calculé que la probabilité d’un individu né dans une classe de revenus de se retrouver dans cette classe de revenus à l’âge adulte était de # 11% par transmission de fortune, # 40% par transmission du QI qui est essentiellement par les gènes (voir article référencé dans le papier).

# Gregory Mankiw au secours du 1%

4 mai 2014, 21:07 - Picsou75

je n’ai pas bien compris la phrase : "la transmission intergénérationnelle des revenus est en très grande partie commandée par les gènes, dont l’effet est trois fois plus important que la transmission héréditaire. " Pouvez vous me préciser ce point ?
Merci !

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