La Démographie des Entreprises portée par des chefs d’entreprise

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Emploi : un coin de ciel bleu
« presque 1 million de créations d’entreprise en France en 2021 »

Le chômage diminue fortement, à 7,4%, au quatrième trimestre 2021. Entrepreneurs pour la France et IRDEME dont les vocations sont le soutien des Entreprises et de l’Emploi se doivent de souligner cette annonce qui a été un peu masquée par l’actualité COVID, l’élection présidentielle et l’Ukraine.

Cela fait maintenant plus de 10 ans que nous clamons que l’emploi est la clé de la prospérité d’un pays, en particulier l’emploi privé, émanation de la création d’entreprises, axe que nous avons pu compléter récemment par la nécessité de créer des entreprises industrielles.
Nous sommes encore loin d’avoir, non seulement réglé tous les problèmes, mais également de nous inscrire fermement et définitivement, si cela est possible, dans une courbe continue de décélération du chômage. Tout de même, y compris sur le moyen terme, il semblerait qu’il se passe quelque chose dans notre pays en matière d’emploi : cela fait six ans maintenant pratiquement, que la courbe s’est inversée malgré les accidents dus à la COVID. Nous nous rapprochons du classement européen moyen, même si nous sommes encore en retard sur la performance de l’Allemagne ou de l’Angleterre.

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Quelques nouvelles réconfortantes :

• Nous avons atteint le point le plus bas du chômage depuis plus de 10 ans ;
• Le nombre de créations d’entreprises à frôlé le million en 2021 en croissance de 17 % par rapport à 2020. Certes il y a encore beaucoup de « mini entreprises » (environ 60 %) mais cela montre que les Français commencent à s’intéresser et à réussir à créer des activités nouvelles. Un regret particulier : presque tous les secteurs sont concernés : tourisme restauration, distribution, logistique, bâtiment, mais trop peu d’industriels et en particulier d’industriels « conséquents » (une vingtaine de salariés et 1 million de capital dès le démarrage) qui est le levier le plus puissant ;
L’économie se porte mieux. Le niveau d’avant crise a presque été retrouvé fin 2021, ce qui n’avait pas été le cas aussi rapidement pendant la crise financière des années 2010 ;
• Il y a une réserve de postes non pourvus de près de 300 000 personnes. Ils n’ont tout simplement pas trouvé de candidats ;
• Le nombre d’apprentis a explosé, dépassant les 700 000 (+ 37 % en 2020, + 42 % en 2021) ;
• La reprise de l’emploi a été encore plus forte chez les jeunes et chez les femmes, deux catégories souvent plus en difficulté. Le plan jeunes a eu de l’effet.

Le chômage des jeunes fin 2021 descend à 15,9 % et celui des femmes à 7,3 %.

Des politiques qui ont semble-t-il porté des fruits :

Le chômage partiel (mais endettement) pendant la crise au lieu du licenciement ;
Le maintien du fonctionnement de l’enseignement, lequel a libéré les parents ;
La politique très active (et coûteuse il est vrai) en faveur de l’apprentissage ;
• L’aménagement des modalités de rupture du contrat de travail ;
Une première baisse des impôts de production des entreprises et des réaménagements fiscaux qui ont accompagné la relance (IFI et IFU).

Hors politique proprement dite, mais cela a aidé :

• La conviction redécouverte que c’est l’entreprise marchande qui crée l’emploi et la richesse ;
• Des jeunes français qui ont enfin trouvé le goût d’entreprendre.

Des risques :

• A défaut d’une baisse significative du poids du secteur public, au moins peut-être une certaine baisse relative (chiffres non disponibles à date pour 2021). Par contre, rejet persistant de la productivité et de la concurrence ;
• Une inflation à surveiller mais plutôt moins prononcée, pour une fois, que dans les pays comparables ;
• Une dette « quoi qu’il en coûte ! »

CONCLUSIONS

Continuer à pousser l’entreprenariat
Appuyer l’enseignement, l’apprentissage
Favoriser l’industriel
Maîtriser une croissance parfois désordonnée du secteur public et y introduire rapidement des notions basiques de productivité, y développer la concurrence
Surveiller dette et inflation

POURSUIVRE !

A cette occasion, je vous invite à consulter l’article de Claude Sicard qui souligne les difficultés d’aborder ce sujet ainsi que la complexité et la longueur du chemin à parcourir. Il n’empêche, la machine se met peut-être en en marche : à surveiller

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Vos réactions à cet article (1) :

Emploi : un coin de ciel bleu mais encore très nuageux

le 21 février, 12:55 par gerard dosogne

J’aurais préféré que l’on regarde la réalité des chiffres plutot que la propagande gouvernementale... je reproduits ici les réflexions de l’IREF paru ce jour :
"Oui, le chômage a baissé en France en 2021 avec la création de presque 650 000 emplois après une destruction de 315 000 emplois en 2020. L’emploi salarié est en hausse de 1,5 % par rapport à fin 2019. Tant mieux. Mais il faut craindre que cette hausse soit en trompe l’œil pour plusieurs raisons.
L’augmentation du nombre d’emplois s’explique presque entièrement par celle du nombre d’apprentis qui sont comptés parmi les salariés. Certes, c’est une très bonne nouvelle que dans le secteur privé, 698 000 contrats d’apprentissage aient été signés en 2021, soit 36 % de plus que l’année précédente et quasiment le double de 2019. Mais ce ne sont pas de vrais jobs. Hors ces contrats, il n’y aurait pas d’augmentation de l’emploi par rapport à 2019.
Le chômage partiel « covid » a été prolongé jusqu’au 28 février 2022. En décembre 2021, 420 000 salariés bénéficiaient de l’activité partielle, (soit 2,2 % des salariés du privé), après 380 000 en novembre 2021. Ce chômage partiel n’est pas intégré dans les chiffres du chômage.
De nombreuses entreprises continuent de vivre sous perfusion des aides publiques et certaines continuent de ne pas payer leurs charges sociales. Alors que le nombre de cessations de paiement est en temps normal et en moyenne de l’ordre de 50 000 par an, il n’en a été déclaré que 35 000 environ en 2020 et 28 000 en 2021. Lorsque ces aides et facilités cesseront, il faut craindre que beaucoup de ces entreprises zombies aillent directement à la liquidation sans même passer par la case d’administration judiciaire. Ce sera autant de chômage en plus aujourd’hui retardé artificiellement."


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