La Démographie des Entreprises portée par des chefs d’entreprise

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Démographie mondiale :
L’écologie commence à la naissance

Chaque jour les Verts se plaignent de la consommation excessive de planète faite par l’homme. Et pourtant, on peut probablement baser comme un postulat que toute naissance d’un individu humain (ou autres d’ailleurs) entraînera dans son sillage une consommation de planète. Elle pourra certes être plus ou moins importante selon les époques, les modes de vie, la conscience écologique etc. mais il y aura consommation. De la même manière qu’il n’y a pas de mouvement sans énergie, il ne peut y avoir naissance sans consommation ou impact que d’aucuns pourront toujours considérer comme pollution ou exploitation.

Ce phénomène est renforcé par un souhait d’alignement des niveaux de vie au plan mondial. Les Mélenchon, Piketty, communistes et autres Cubains pourront toujours parler de problèmes de répartition, le plus simple des calculs démontre instantanément que la mise à niveau de vie de l’ensemble de la population mondiale ne serait-ce qu’au standard européen d’aujourd’hui entraînerait une explosion exponentielle de la consommation de planète.

Quelques indicateurs simples : les Chinois qui commencent à faire trembler le monde ne reçoivent encore, même s’ils ont déjà beaucoup de millionnaires, que moins de 150 € par mois en moyenne ! Les 700 millions de pauvres résiduels du monde ne disposent encore que de 1,90 $ jour. Quant à compter sur la redistribution, c’est un miroir aux alouettes dont j’avais eu l’occasion déjà dans un article de février 2016 de démontrer la vacuité conceptuelle : la fortune de Madame Bettencourt répartie entre les autres Français aurait donné à l’époque 500 € à chacun et ceci une seule fois. C’est toujours bon à prendre mais ce n’est pas une solution durable.
En fait, à la base de ce problème, il y a une relation très simple, que chacun peut comprendre :
la consommation de planète = population x la consommation individuelle x coefficient de frugalité[1]

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Ce que l’on observe :

Types de populations

La croissance de la population mondiale a des comportements erratiques, amalgamant des pays pratiquant ou subissant des « politiques » démographiques le plus souvent constatées et non gérées.

Profils des pyramides des âges

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 Un premier groupe de pays continue à laisser croître sa population quasiment sans pilotage. C’est par exemple le cas du Nigéria ou de l’Indonésie ; l’Algérie et l’Égypte tout en étant également en forte croissance semblent commencer à tenter de freiner l’explosion. Le Brésil, l’Inde et le Vietnam les précèdent de peu dans la recherche de maîtrise de ces phénomènes. (Passage de la pyramide des âges du cône à la toupie). La population explose si on ne fait rien.

 Un deuxième groupe de pays arrive peu ou prou, par des voies très diverses, à piloter une pyramide des âges quasi cylindrique : la population se reproduit, sans plus. C’est le cas de la France, du Royaume-Uni, des USA.

 Un troisième groupe est en décroissance plus ou moins accélérée : la Chine avec la politique de l’enfant unique, l’Allemagne, l’Italie, Espagne, le Japon : tous ces pays sont à date en décroissance et ne renouvellent pas leur population.

 Un quatrième groupe a des résultats encore plus erratiques : la Russie qui croit puis décroît, avec une proportion de femmes très supérieure à 50 %, ou les Émirats Arabes Unis par exemple qui eux au contraire comptent plus d’hommes.

Malheureusement, on ne sait pas très bien piloter l’évolution des populations et ces phénomènes ont une grande inertie. Un déficit de naissances une année donnée amène avec certitude un déficit de parents une génération plus tard et donc à nouveau un déficit de naissances, cumulatif avec le premier, toutes choses étant égales par ailleurs.
La France qui a plutôt bien maintenu sa population par une politique familiale active et l’immigration commence à payer le démantèlement systématique de sa politique d’après-guerre. Les États-Unis et le Royaume-Uni se sont plutôt maintenus par l’immigration.

Le facteur gestion des des populations

On observe également que l’on a su jusqu’à maintenant gérer des populations en croissance mais qu’il semble beaucoup plus délicat de gérer l’inverse : assez vite un nombre d’actifs déclinants se retrouve en charge d’une vieillesse qui l’écrase. C’est probablement l’une des causes de l’espèce de stagflation du Japon qui n’arrive pas à en sortir malgré une population très évoluée et une robotisation avancée. La solution est la reprise du travail des vieux !

Le facteur consommation individuelle

On ne peut pas vouloir tout et son contraire

Ou bien l’on souhaite que le bien-être matériel des hommes du monde entier continue à s’améliorer et l’on doit accepter l’augmentation de l’impact de la société humaine sur la planète, ou bien il faut accepter que des pays entiers ou quasiment, stagnent dans la pauvreté. Concrètement la question se pose tous les jours : doit-on conserver la forêt « primaire » brésilienne – poumon de la planète - ou doit-on défricher pour installer de nouveaux agriculteurs en quête d’une vie décente ?

Le facteur frugalité qu’il faut d’ailleurs corréler avec l’efficacité

On bute alors sur des problèmes de définition et de niveau. Qu’est-ce que la pauvreté acceptable, qu’est-ce que la frugalité possible. Il est clair qu’en s’organisant mieux, l’humanité nourrit mieux aujourd’hui 7 milliards d’hommes qu’il y a 50 ans un milliards ! Mais il est vrai aussi que son empreinte sur la planète s’alourdit chaque jour. L’homme n’en est pas aujourd’hui à provoquer sa première catastrophe : chaque fois qu’il a avancé, croyant résoudre des problèmes pour toujours, il en a créé d’autres qu’il a résolus le plus souvent à leur tour. C’est par exemple l’histoire du trou d’ozone, ce pourrait être demain celui de l’énergie … Surtout il ne paraît pas suffisant pour contrebalancer totalement la croissance incontrôlée des deux autres facteurs. Si l’on veut que la frugalité de chaque individu ait une chance d’améliorer l’équilibre de la consommation de planète, il faut en plus absolument maîtriser la croissance de la population et ceci mondialement[2].

Une donnée exogène : l’enfer c’est les autres !

Ceci rejoindra une autre donnée non prise en compte à ce jour, qui est le changement de nature de la planète à partir du moment où elle est littéralement envahie par des hordes de bouches à nourrir, éduquer, transporter, "tourismer", etc . Qui peut expliquer comment faire tenir 1 million de Chinois ou de touristes sur les Champs-Élysées ou dans le parc du Taj Mahal ? sinon peut-être en virtuel ou au cinéma. Ce qui menace, c’est que lorsque l’ensemble de la population aura atteint un niveau de vie disons décent, le monde sera embouteillé, non plus par des voitures ou des avions mais tout simplement par sa (sur-)population. C’est probablement la raison finale pour laquelle l’écologie doit commencer son travail par la maîtrise de la démographie[3].

A quoi bon donner naissance à des êtres vivants qui se marcheront sur les pieds. Nous aurons inventé la civilisation de la file d’attente permanente. Sauver les hommes est certes une noble tâche mais sauver tous les hommes que cette planète est capable d’engendrer, est certainement intolérable, en tous les cas non souhaitable. Après tout, un homme non-né ne peut ni parler ni se plaindre ! Les partisans à tout crin de la planète devraient bien intégrer les données démographiques préalables à toutes leurs réflexions.

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