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Comment le GIEC vous trompe

Le GIEC a été créé en 1988 par l’ONU pour « mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine ». Pour l’article 1 de la Convention qui a créé cet organisme politique, « on entend par changements climatiques des changements de climat qui sont attribués directement et indirectement à une activité humaine ». Ce qui suppose que la variabilité naturelle du climat est négligeable.

Les créateurs du GIEC étaient imprégnés de la philosophie malthusienne du club de Rome : par la faute de l’homme, la planète court à la catastrophe. Ils voulaient que le GIEC prouve qu’une catastrophe climatique était inévitable, du fait des émissions humaines de CO2.
La variabilité naturelle existe. Depuis la fin de la dernière période glaciaire, les périodes de températures moyennes élevées (tous les mille ans, les deux dernières du temps des Romains et du temps des cathédrales) alternent avec celles de températures basses (petite période glaciaire de 1600 à 1850, baisses de 1880 à 1910 et de 1945 à 1975).
Quant au CO2, en négligeant son rôle dans la croissance des plantes (par la photosynthèse), on peut dire qu’il se déplace entre les océans et l’atmosphère comme celui d’un verre de bière : la mousse apparait quand on réchauffe le liquide et disparait dans le liquide quand on le refroidit (faites l’expérience avec votre congélateur !). Les océans froids absorbent une partie du CO2 de l’atmosphère et les couches superficielles des océans tropicaux dégagent du CO2.
Pour pouvoir prouver que la hausse de la température moyenne de l’atmosphère, mesurée à environ 1°C depuis 1850, est due entièrement aux émissions humaines de CO2, le GIEC fait l’hypothèse que le CO2 émis par l’homme reste longtemps dans l’atmosphère et donc qu’environ la moitié du CO2 émis y reste. L’accroissement constaté pour la teneur de CO2 dans l’atmosphère - de 278 à 415 ppm – correspond effectivement à environ la moitié des émissions humaines de CO2, telles qu’on peut les estimer à partir des consommations cumulées de combustibles fossiles depuis 1850. L’autre moitié des émissions humaines de CO2 aurait donc été absorbée par les océans froids, ce qui n’est pas impossible. La corrélation entre les émissions humaines de CO2 et la hausse des températures serait ainsi établie. Mais le GIEC est alors obligé de supposer que toute la croissance du CO2 dans l’atmosphère serait due aux émissions humaines. Il fait ainsi une hypothèse absurde : que les océans tropicaux n’ont pas dégagé de CO2.
Cette hypothèse est d’autant moins crédible que, dans son rapport scientifique complet, il estime que 20 % du CO2 de l’atmosphère sont échangés chaque année (par absorption et dégagement à peu près équivalents) entre l’atmosphère et les océans. Le CO2 émis par l’homme serait alors absorbé en cinq ans par les océans froids. Puisque par hypothèse il n’y aurait pas de dégazage par les océans tropicaux, il n’y aurait pas eu d’accroissement du CO2 dans l’atmosphère, autre que les cinq dernières années d’émissions. En réalité cet accroissement - de 278 à 415, soit + 50 % - a bien eu lieu. Il est dû pour 18 % aux émissions humaines et pour 82 % au dégazage des océans tropicaux.
Ainsi l’accroissement du CO2 dans l’atmosphère est-il dû largement à l’accroissement de la température de l’atmosphère, qui a réchauffé les océans et accru le dégazage de CO2 par les océans tropicaux. On ignore la cause réelle, autre que la variabilité naturelle, de cet accroissement de température. On ne peut attribuer la cause de cet accroissement à l’augmentation du CO2 qu’en faisant intervenir un « effet de serre » non décrit et hypothétique.
L’hypothèse absurde de non-dégazage des océans tropicaux a conduit à des prédictions fausses : 90 millions d’habitants du Bangladesh déplacés avant 2000, la ville de la Haye abandonnée en 2007, disparition de la banquise arctique en 2012, etc. Elle a été accompagnée par la plus grosse des fakes news : que pour 97 % des scientifiques, l’homme serait le seul responsable du réchauffement.
Plutôt qu’à un organisme politique se fourvoyant dans une impasse scientifique, faisons confiance à de nombreux scientifiques sérieux, qui minimisent le rôle de l’homme et les effets du réchauffement. En particulier Steve Koonin, l’ancien conseiller climat d’Obama, qui dit : soyons modestes ; on ne connait pas les causes du réchauffement ; les modèles du GIEC ne sont pas fiables ; l’influence humaine sur le climat ne peut qu’être minime. Notamment parce que le CO2 émis par l’homme n’ajoute presqu’aucun supposé « effet de serre » à celui du COs naturel (comme, explique-t-il, une couche supplémentaire de peinture n’ajoute guère d’opacité à une vitre déjà noircie).
Les media et les responsables politiques européens (surtout français et allemands) ont pris le GIEC au sérieux. Les media peuvent ainsi trouver des lecteurs, et les politiques des électeurs terrorisés, qui soutiennent des politiques aberrantes. Nous ne sommes pas obligés de les suivre. Suivons plutôt la moitié des Américains, les Chinois, les Indiens et tous les peuples des pays en voie de développement, qui ne sont pas prêts à des sacrifices inutiles.

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Vos réactions à cet article (2) :

Comment le GIEC vous trompe

le 25 février, 14:00 par Skalo

...ou l’ignardise au "service" de la logique !
Cet article est un modèle de mauvaise foi intellectuelle, on l’imaginerait volontiers rédigé par un lobby quelconque. Son axe ? Puisque nous ne savons pas tout (et nous ne saurons JAMAIS "tout") Mr de la Palisse soupire d’aise, ce que nous savons déjà ne sert à rien, voire, un seul détail supplémentaire, en l’espèce le CO2 produit par les océans tropicaux, "prouverait" que l’activité humaine compte pour des cacahuètes dans une tendance, pourtant lourde et inexorable, depuis le début de l’ère industrielle, celle du réchauffement climatique... Non, il ne faut pas rentrer dans ce jeu-là, j’ai évidemment mille autres petits arguments homologues, qui sabordent ce quietisme cynique. Mais les experts du GIEC sont des chercheurs sérieux, et je ne doute pas qu’ils soient mieux rompus que moi, à le contrer !


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