La Démographie des Entreprises portée par des chefs d’entreprise

IRDEME EPLF


A quand la pénalisation du délit d’Econ(H)omicide ?

Après une gestation longue, pénible et douloureuse, nos deux assemblées vont se consacrer à partir de la semaine qui vient à l’examen d’une nouvelle loi instituant en particulier le « délit d’écocide ».
De quoi s’agit-il ? Issu des réflexions de la convention citoyenne sur le climat, il se propose de combattre l’ensemble ou au moins le maximum des actes commis à l’encontre de la religion écologiste, pas moins. Comme par hasard, il se retrouve assez systématiquement en conflit avec les activités économiques de l’humanité et entraîne donc, au moins dans sa formulation actuelle, ce que j’ai décidé d’appeler des délits d’écon(h)omicide. Je propose en effet d’appeler ainsi l’ensemble ou au moins le maximum des actes commis à l’encontre du bien-être matériel des hommes qui peuplent la terre.

J’aurais pu revendiquer, comme les écologistes, le terme d’écocide mais j’ai déjà eu l’occasion d’expliquer que les adeptes de cette religion, sont d’excellents marketeurs, ne reculant devant aucune approximation pourvu qu’elle fasse mouche et aucune contradiction tant qu’elle pourra passer inaperçue. Ils se sont donc appropriés le terme d’écocide, comme ils se sont appropriés en son temps le terme de bio : il fallait trouver quelque chose qui dégonfle un peu ces baudruches.
Le délit d’écocide, sachez au passage que nous avons évité de justesse la qualification de crime, pourrait dans sa présentation actuelle être puni de dix ans de prison et de 4,5 millions d’€ d’amende. Au passage nous disposons d’ores et déjà d’un code de l’environnement lequel prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 €. Une punition intermédiaire est prévue pour la mise en danger de l’environnement (trois ans de prison et 300 000 € d’amende). Pour le moment les délits seraient circonscrits aux cas de pollution des eaux, de l’air et des sols. Mais tout le monde sait bien que l’environnement recouvre, au moins dans l’esprit du public, mais aussi au niveau de l’ONU d’autres domaines, tels la biodiversité, l’acidité des océans, la couche d’ozone, la déforestation des forêts tropicales, le climat etc. il suffira d’attendre un peu pour que ces domaines rejoignent les premiers.
On voit poindre à ce propos, les premières contradictions : est-ce que couler un socle de béton armé de 650 m³ (à peu près indestructible, voir les blockhaus allemands de la deuxième guerre mondiale imperturbables sur nos plages 75 ans après la fin de cette dernière) pour ancrer une éolienne géante est écocide ou non ? Est-ce que l’exploitation des terres rares nécessaires à la fabrication des panneaux solaires qui ravagent sols et populations de pays lointains sont écocides ou non ? Est-ce que la modification des paysages et des conditions de vie des populations est écocide ou non ? etc … il est intéressant à ce propos de remarquer que quelque part l’écologisme est une religion nostalgique : surtout ne toucher à rien, conserver en l’état ... certes on meurt du cancer ou de la COVID : il n’y a qu’à continuer ! Que dis-je revenons au galop aux anciennes méthodes : le cheval plutôt que le tracteur, le balcon plutôt que les champs ou les élevages productifs. On dirait que tous ces gens-là ignorent que désormais moins de 4 % des Français nourrissent leurs 65 millions de compatriotes.
Cerise sur le gâteau, ce sont ces mêmes personnes lesquelles pleurent sur le pommier malade de leur grand-père qui exigent que dès demain le niveau de vie des Français soit significativement augmenté et que celui des Brésiliens soit aligné sur ce nouveau standard.
Simple remarque, tout individu qui naît sur terre, consommera pendant toute sa vie, de l’air, de l’espace, de la nourriture etc. pour simplifier « de la planète ». Il est donc parfaitement légitime de se poser la question de la consommation de cette dernière. Des calculs forcément très approximatifs donnent les résultats suivants :
Si nous voulions que tous les habitants de la terre aient le niveau de vie d’un français moyen, il faudrait deux planètes et demi à l’humanité.
Si nous voulions utiliser le niveau de vie d’un « Américain » moyen (ce qui est l’objectif des français) il faudrait cinq planètes et demie.

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Une première idée celle des écologistes, est de limiter, voire de diminuer, la consommation par individu : peut-être mais alors il faut abandonner l’idée globale du progrès social, national et international. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas beaucoup de volontaires ou alors très marginaux (cela se termine assez vite par un sucre au lieu de deux)
Une deuxième idée serait de limiter la croissance de la population. Curieusement cette idée, prônée par l’ONU, et qui a été réalisé partiellement et avec succès par la Chine, ne fait plus recette depuis son abandon provoqué par le président Reagan[1]. Elle n’est d’ailleurs pas facile à réaliser car si l’on sait aujourd’hui augmenter une population, il semble beaucoup plus délicat de la réduire.
Une troisième idée serait d’améliorer, comme cela s’est d’ailleurs fait jusqu’à maintenant, continûment la performance de la machine économique. Pour faire très simple, trouver de nouvelles solutions, encourager l’innovation et la productivité. C’est là que surgit, soudainement, le délit que je propose de condamner symétriquement avec le délit d’écocide : le délit d’écon(h)omicide. Chaque fois que nous entraverons l’amélioration de l’efficacité de l’économie pour des motifs non pertinents, nous serons contraints à long terme au moins de recourir aux deux autres moyens : limitation du niveau de vie et/ou limitation des populations. Et pourtant cela fonctionne : la consommation d’essence par exemple des automobiles a été divisée par quatre et plus en l’espace de 50 ans, l’email a remplacé la lettre, le cinéma a remplacé (eh oui) le théâtre, le métro et le train ont remplacé la diligence etc ...[2]

On me dira que le service ou le résultat n’est pas strictement identique. C’est vrai mais s’il est parfois un peu dégradé il est le plus souvent tout de même largement amélioré.
Plutôt que de freiner des quatre fers pour empêcher son pays d’avancer, Madame la Ministre Pompili ferait mieux d’essayer d’encourager et d’orienter au mieux les progrès proposés par les entreprises et les individus qui les animent. Tout ceci n’a rien de neuf : dès le XIXe siècle au moins des mouvements organisés d’industriels entre autres se sont préoccupés de leur environnement tant social que physique ; il en reste de nombreux témoignages. La disparition de la mer d’Aral n’est certainement pas une bonne nouvelle mais la fermeture de l’usine Goodyear-Dunlop d’Amiens pour cause de blocage syndical national non plus.[3]
Quelle serait à votre avis la juste amende à infliger à la CGT, coupable d’écon(h)omicide caratérisé ?
Quelle peine serait raisonnablement proportionnée à la proposition de la ministre qui va entraîner des procès abracadabrantesques, des peines qui feront fermer ou fuir des industries et détruiront de l’emploi. Elles créeront de plus qu’on le veuille ou non des jobs et juridictions dédiées qu’il faudra bien payer et qui viendront s’ajouter à notre déficit himalayen.
Un gouvernement est chargé de trouver des solutions équilibrées et efficaces, pas de faire plaisir à des côteries qui exigent simultanément d’améliorer leur standard de vie, de protéger les moustiques et d’éradiquer le paludisme, le tout dans un cadre immuable et nostalgique.

Yves Buchsenschutz

NB Jetez un coup d’œil à la liste des entreprises françaises fermées ou délocalisées dans l’article de C. Sicard. C’est impressionnant et pourtant non exhaustif !

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Messages (1)

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le 1er avril, 19:27 par gregory lamothre

Je vous soutien pleinement nos entreprises qui souffrent actuellement , quand je pense , qu’il y a des econhomicides une honte , je suis pour entreprendre pour la France , je suis moi même entrepreneur ,Entrepreneurs pour La France ensemble avec nos entreprises .
Grégory Lamothe
Fréjus Var
Entrepreneurs Pour La France


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