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Le chômage français s’explique dès que l’on compare le nombre de gazelles créées en France par rapport aux anglo-saxons ou aux allemands : à population comparable, 5 fois moins que les Américains, 2 à 3 fois moins que les Allemands ou les Britanniques. Il faut voir dans les systèmes fiscaux l’origine de ce désastre.
Où sont les gazelles françaises ?
Comparaison France – États-Unis
Une étude réalisée par la Kauffman Foundation sur les 1% et 5% des entreprises ayant (...)
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Le manque de gazelles et le chômage qui en résulte sont la conséquence directe de la méconnissance que manifeste Bercy, notre ministères des Finances, et l’organe clé qui commande la législation fiscale, la DLF, vis-à-vis de la création d’entreprises. Comparaison des attitudes prises par Bercy et la DLF vis-à-vis des incitations fiscales pour l’entreprise et celles de l’Allemagne et du Royaume-Uni.
La méconnaissance de Bercy pour notre parc d’entreprises.
Est-ce la formation de la haute (...)
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C’est une nécessité pour la bureaucratie qui a pris le pouvoir en France de faire croire qu’elle est indispensable à la croissance - ce qui lui permet de multiplier les positions bien rémunérées sans grand risque car ses résultats ne sont pas contrôlés sauf par des "amis". A côté d’Oséo Innovation, CDC Entreprises est l’une de ces agences de l’Etat à l’efficacité inconnue et dont la taille est dérisoire, sauf pour la "com" des étatistes.
CDC Entreprises sert-il à quelque chose en dehors de la « com » de (...)
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Très peu d’entreprises sont responsables de la croissance ou non-croissance de l’emploi : les "gazelles" mais elles demandent beaucoup de capital social. Leur importance avait déjà été développée par l’INSEE en 2006 et est devenue un sujet central de recherche pour l’OCDE. Mais il paraît avoir été complètement perdu de vue par les acteurs de la politique économique (voir article complémentaire sur le manque de gazelles en France)
Moins de 5% des entreprises, les « gazelles », créent l’essentiel de (...)
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Il est assez étonnant de voir Bercy et plus généralement l’État considérer les incitations fiscales à créer des entreprises comme des dépenses fiscales qui coûtent au Trésor alors que certaines d’entre elles rapportent plus qu’elles ne coûtent, surtout si, contrairement aux idées reçues, elles sont déplafonnées ou assorties de plafonds extrêmement larges. Nous avons donné ci-dessous les retours en TVA par rapport au capital investi des entreprises créées en France en fonction des capitaux propres. On voit (...)
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L’examen de la structure des créations d’emplois au cours des dernières années montre qu’une grande partie de la création d’emplois en France s’est faite dans des petits boulots, comme les services à la personne. Petits boulots dont la création est extrêmement coûteuse pour l’Etat et la collectivité. Des politiques de création de "vraies" entreprises par des Business Angels ne coûteraient-elles pas beaucoup moins cher et permettraient-elles d’exporter ?
Quand on parcourt les politiques menées par les (...)
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La pensée économique française est l’une des plus déstructurée du monde car la France est l’un des rares pays à avoir confié non seulement la collecte des informations statistiques mais leur traitement à des organismes publics, en tête l’INSEE. Et que ceux-ci ne livrent pas les informations essentielles qui permettraient de comprendre la réalité de notre situation. Mais aussi souffre d’un ministère des Finances, Bercy, dont les sureffectifs expliquent peut-être le laxisme.
Trois informations cruciales que (...)
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Le développement financier des entreprises s’éffectue suivant un schéma devenu classique, illustré par la figure ci-après :
Ce schéma ne vise que les entreprises créées par opportunités suivant une dénomination adoptée par GEM( Global Entrepreneurship Monitor), qui distingue ces entreprises créées parce que le fondateur a eu l’idée d’un nouveau produit ou service visant les marché nationaux ou même internationaux, des entreprises créées par nécessité n’ayant pour objet que d’employer son fondateur et (...)
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L’OCDE a défini les entreprises à forte croissance( "High Growth Firms" en anglais ou HGF) comme les entreprises de 10 salariés ou plus ayant au moins 20% de croissance de leur emploi sur 3 années successives. L’INSEE a refusé de donner le chiffre français au prétexte que des entreprises ne publiaient pas les effectifs. L’IRDEME s’est aperçu qu’il s’agissait seulement de 20% et a contourné le problème. La raison vraisemblable du silence INSEE est que les chiffres français sont désastreux.
Le 8 décembre (...)
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Une entreprise employeuse est une entreprise qui emploie au moins 1 salarié. Les Etats-Unis ne comptent plus que les créations d’entreprises employeuses dans leurs statistiques de création et l’Europe devrait suivre. Nous créons deux à trois fois moins d’entreprises employeuses chaque année que les Allemands ou les Anglais et l’INSEE cache cela derrière les créations d’entreprises sans salariés.
Une entreprise employeuse est une entreprise qui emploie au moins 1 salarié. Les Etats-Unis ne comptent plus (...)
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Le régime fiscal des plus values des particuliers est tel qu’il pénalise ceux qui veulent investir dans les créations d’entreprise. Ce qui le différencie des régimes fiscaux tels que le régime fiscal américain où cette prise de risque est encouragée.
Notre fiscalité dissuade de l’investissement à risque dans les entreprises.
On sait que notre fiscalité taxe assez fortement les bénéfices d’exploitation générés par les entreprises. L’impôt sur les bénéfices, l’IS, à 33 1/3% est l’un des plus élevés d’Europe. (...)
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La réforme fiscale de 1986 du Président Reagan, abaissant le taux marginal de l’impôt sur le revenu à 28% et destinée à dynamiser l’économie, compensait cette baisse par la disparition de toutes les niches fiscales. Elle a eu pour effet de bloquer la création d’entreprises et de créer un chômage qui a coûté sa réélection à Georges Bush. L’emploi est reparti lorsque Bill Clinton eut rétabli les niches fiscales en faveur de la création d’entreprises.
Le 16 juin 2011
La suppression des niches : un désastre pour (...)
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Le 15 septembre 2011
Bernard Zimmern, président de la Fondation iFRAP , a apporté son concours à la rédaction d’une note du Centre d’Analyse stratégique (institution d’expertise et d’aide à la décision placée auprès du Premier ministre) sur "Business angels et capital-risque en France : les enjeux fiscaux" (Note d’analyse 237 - Septembre 2011).
« Les barrières administratives à la création d’entreprises ont été fortement allégées en France au cours des dernières années. Pour que cette politique porte tous (...)
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Extrait de Société civile n°82 du 1er septembre 2008
Il y a 50 ans, en 1958, les Américains prennent conscience que la création d’entreprises à forte croissance est la clé de l’emploi et de la prospérité économique mais qu’elle est considérablement freinée par le trou de financement, « l’equity gap », le fait qu’une entreprise en création ne trouve pas de fournisseurs de capitaux dans la zone 100.000 euros- 2 millions qui est pourtant le cas le plus courant. En dessous, la famille est la principale source, (...)
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En moyenne, les entreprises existantes perdent des emplois et ce de façon assez régulière et homogène entre pays. La grande différence pour l’emploi se situe au niveau de la création. Ce sont les emplois créés dans les deux premières années qui décident de l’évolution de l’emploi. Une découverte de la Kauffman Foundation à partir des séries du Census.
Le rôle crucial des créations d’entreprise
A la fin des années 1970, un chercheur du MIT secouait tout l’univers des économistes et de la science économique en (...)
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La comptabilité nationale permet de comparer l’autofinancement des entreprises - hors secteur financier- et de découvrir que l’autofinancement français est environ moitié de l’anglais et de l’allemand, alors que l’autofinancement est essentiel à la croissance de nos entreprises et à l’emploi. Cette étude montre que la raison de ce handicap énorme se trouve dans les prélèvements supportés par les entreprises, eux-mêmes conséquence de l’insuffisance d’emplois marchands. Un cercle vicieux dans lequel est tombé (...)
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novembre 2007
Royaume-Uni vs. France : le match des entreprises
Mi-2006, l’IRDEME a lancé une vaste étude pour comparer les parcs industriels français et anglais en s’appuyant sur le pH Group (groupe Expérian) qui détient dans ses ordinateurs les bilans, comptes d’exploitation, effectifs, etc. de la plupart des entreprises françaises et anglaises depuis plus de 10 ans. Comme on va le voir, les résultats sont assez significatifs.
Les entreprises anglaises croissent en moyenne 60 % plus vite que (...)
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Comment un brave homme est entraîné par l’ANVAR à investir toutes ses économies dans un projet dans lequel un investisseur avisé n’aurait pas mis un sou. Et comment, après son dépôt de bilan, l’ANVAR n’hésite pas à demander aux tribunaux le le remboursement de l’avance remboursable en cas de succès
Le 24 septembre 2008
I. Un brave homme, avec une idée, se laisse prendre au piège ANVAR.
M.C., la quarantaine, est consultant en hygiène et qualité agroalimentaire, après avoir travaillé comme ingénieur dans (...)
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Tous nos candidats à la présidentielle font assaut d’éloquence pour nous faire croire qu’ils vont redonner de la croissance à la France et nous faire sortir du chômage grâce à une politique industrielle vigoureuse dont l’État et ses agences seraient les principaux acteurs. L’innovation, cette fée magique qui devrait transformer notre économie, est particulièrement mise à l’honneur et est confiée à une de nos plus vieilles agences, l’ANVAR devenue en 2005 Oséo Innovation. En se livrant à l’examen de ce que (...)
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Certains économistes ont prétendu que la France manquait d’ETI, les Entreprises de Taille Intermédiaire, de 250 à 5.000 salariés, qui ferait la force de l’Allemagne et de son Mittelstand. En fait, une comparaison par taille montre qu’au-delà de 10 salariés, pour toute classe de taille, la France a moitié moins d’entreprises que l’Allemagne ou le Royaume-Uni, et que le retard est particulièrement critique au-delà de 5.000 salariés.
10 février 2010 Nous manquons d’ETI, entreprises de taille (...)
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Les mesures prises par nos gouvernants depuis 30 ans conduisent à créer de plus en plus d’entreprises, mais le plus souvent sans salariés. Ceci laisse croire que ces politiques réussissent alors qu’elles n’aboutissent qu’à masquer le vide en création d’entreprises qui comptent pour l’emploi, les exportations, les rentrées fiscales et sociales : celles naissant avec au moins 1 salarié et même plusieurs.
Nous créons massivement des entreprises. A croire les chiffres publiés par l’INSEE, notre pays est (...)
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De loin, une économire paraît très stationnaire, croissant seulement de quelques % par an, comme un cumulo nimbus. Mais quand on se rapproche du nuage et qu’on y rentre, on y découvre des vents violents qui font monter les entreprises (grossissement) ou les font descendre (amaigrissement, disparition). Ceci est décrit par des strates de tailles d’entreprises et le chiffrage des changements entre strates, entrées et (...)
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Les matrices de transfert permettent de mettre en chiffres un nuage de Birch et de décrire l’évolution d’une population d’entreprises. Il est assez remarquable que les distributions à droite de la diagonale soient des distributions de Pareto, ce qui pourrait laisser espérer, au moins pour les entreprises situées dans le courant ascendant du nuage, de les décrire avec une constante et un exposant, aisément multipliables.
Matrices de transfert.
Les matrices de transfert sont une manière simple (...)
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Comme l’a montré Benoît Mandelbrot, la loi de Pareto est assez universelle et commande beaucoup de distributions associées à la taille des entreprises. Elle permet, à partir d’une distribution discrète de tailles, de reconstituer complètement la population.
Loi de Pareto. La loi de Pareto dont la première forme s’écrit Log N(x)= Log A –α Log x où N(x) représente les effectifs de revenu supérieur à x, a été associé, dès son énoncé dans le Cours d’Économie Politique par Pareto puis par un grand nombre (...)
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Il est possible que les taux de transfert dans une population d’entreprises soient markoviens. Un exemple.
Chaînes de Markov et matrices de transfert. Un champ de la DEME (Démographie des entreprises) qui reste à explorer sur le plan théorique est celui permettant de décrire une population (celles des entreprises ou des emplois de ces entreprises ou de leurs capitaux propres) comme des ensembles qui se transforment les uns dans les autres suivant un processus markovien. On rappelle qu’un (...)
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Comment ont été fixés les plafonds de l’Avantage Madelin en 1994 par un témoin
Un témoignage d’un administrateur de l’IRDEME sur la façon dont beaucoup de hauts fonctionnaires voient la création d’entreprises. « Je livre a votre réflexion une "anecdote" éclairante en pensant que 18 ans après il n’y a plus de secret des délibérations
Lors d’une réunion a Matignon sur la première mouture de la loi Madelin (exonération de 25% d’impôts pour les investissements dans les start-up) présidée par le conseiller (...)
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Constatant que l’Allemagne a deux fois plus d’entreprises de fabrication que la France, certains économistes en ont déduit que le déficit croissant de la balance des comptes comme la persévérance du chômage trouveraient leur solution dans une ré-industrialisation de notre pays.
Comment ? En demandant à l’Etat de multiplier les mesures financières et fiscales et le financement de programmes de recherche pour muscler les entreprises de fabrication qui restent en France et les aider à se développer. (...)
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Le morcellement des opinions en matière économique est considérable, en France, avec des extrêmes comme les théories exposées par des politiques comme Mélanchon ou Besancenot mais aussi tout un florilège fondé sur le mythe des inégalités, par des économistes qui tentent de se faire passer pour crédibles.
Un morcellement qu’on ne retrouve pas dans les autres pays du nord de l’Europe, aux USA ou au Japon où des consensus nationaux existent.
Un morcellement qui s’explique en partie par la présence en 1945 (...)
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Il est intéressant de voir la Cour des comptes et le Parlement organiser les 9 et 10 novembre un colloque sur la LOLF (loi organique relative aux lois de finances) à l’occasion des 10 ans de sa naissance. Les deux architectes de cette loi, Didier Migaud, à l’époque président de la commission des finances de l’Assemblée nationale et Alain Lambert, président de celle du Sénat, sont maintenant tous deux à la Cour des comptes, l’un comme Premier président l‘autre comme conseiller-maître. C’est l’occasion de (...)
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Selon le rapport de Jean-Philippe Cotis sur le partage des profits des entreprises, les dividendes versés aux actionnaires par les entreprises françaises auraient explosé, passant de 12 milliards d’euros en 1993 à 45 milliards en 2006. Les adversaires du capitalisme s’indignent d’une telle augmentation alors que la part des salaires dans la valeur ajoutée aurait plutôt baissé. Cette attaque perd complètement de vue que pendant cette même période, les capitaux investis dans ces entreprises ont plus que (...)